C comme… Calepin

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’en ai de toute sorte et de tout format. Les plus grands pour de la prose, les plus petits pour de la poésie. J’ai les deux formats dans mon sac. Selon le temps que j’ai, le lieu où je suis, je sors l’un ou l’autre.

J’adore en recevoir et en acheter. Pages blanches ou pages à lignes, à spirale ou reliés, tout me va ! Je préfère écrire à la main avant de m’atteler à l’ordi.

Rousseau, pour ses Rêveries du promeneur solitaire, et Benjamin Constant, pour ses idées de discours politiques, écrivent au dos des cartes à jouer. Au XIIème siècle, c’est une pratique courante.

Nabokov privilégie aussi un petit format, des fiches cartonnées qu’il réarrange à sa guise, il s’extrait ainsi de la chronologie de son histoire.

Alexandre Dumas utilise un code de couleur : feuilles roses pour ses essais et ses non-fictions, bleues pour ses romans et jaunes pour ses poèmes.

Mark Twain achète des cahiers vierges, reliés en cuir, et fait graver son nom avant d’écrire ses romans. Hemingway tape à la machine à écrire et écrit aussi au crayon à papier. Chaque matin, il en taillait une boîte entière avant de commencer.

Pour Stephen King, c’est le stylo-plume et Amélie Nothomb, le stylo Bic à l’encre bleue.

Et avant ?

L’écriture naît en Mésopotamie et en Egypte 3300/3200 ans avant J.-C. En Extrême-Orient, l’écriture chinoise arrive vers 1400 av. J.-C. Ses premières traces apparaissent sur des os et des plastrons de tortues.

Les premiers supports sont l’argile, la pierre, l’os, le papyrus, le parchemin (issu de peau de mouton ou de chèvre), le bois (brut ou couvert de stuc ou cire), le cuir, le métal, le tissu.

Au IIème millénaire, on emploie couramment des cailloux trouvés sur place et dans le sud-est asiatique, où pousse en abondance le bambou, il est facile de couper une partie de la tige pour écrire une missive. Sont aussi utilisés des bouts de poterie cassée.

L’invention de l’imprimerie, malgré son importance future, ne peut être rattachée à une date précise. Après des premiers essais à Strasbourg, Johann Gutenberg s’installe dans la petite ville de Mayence, non loin de Francfort.

Vers 1450-1452, sortent les premiers essais certains de l’imprimerie à caractères mobiles : des placards d’indulgences, des grammaires élémentaires de Donat, des calendriers… avant le célèbre et ambitieux « premier livre imprimé » de l’histoire occidentale : la Bible à 42 lignes, dite « B 42 », tirée à 180 exemplaires en 1454-1455.

Et aujourd’hui ?

Nous sommes dans l’ère du dématérialisé. En 1976, Steve Jobs, Steve Wosniak et Ron Wayne inventent l’Apple et sont les premiers à écrire des mots sur un écran.

Le numérique, (ordinateurs, liseuses, tablettes et smartphones), réinvente l’écriture.

 

Et demain ?

 

 

 

 

(sources : sites lecthot et BnF)