G comme… Gratitude

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Mon premier mouvement de gratitude va à mon petit cercle de proches qui lisent mes textes, corrigent, réagissent, s’étonnent, suggèrent… bref commentent, sans complaisance et avec bienveillance à la fois. Mention spéciale pour Elisa Tixen (découvrez son site d’auteure : elisatixen.wordpress.com) et ma mère qui sont des liseuses précises, engagées et justes !

Mon deuxième mouvement de gratitude va aux bloggeuses lectrices qui prennent le risque de lire des inconnus et partagent leurs coups de cœur comme leurs coups de blues, leurs étonnements et leurs déceptions. Je vous invite à découvrir le site de l’une d’entre elles : leslecturesdemaryline.eklablog.com

Elle m’avait offert une belle critique pour mon premier recueil de nouvelles : « Eclats de rage »

« Waouh ! Dès la première nouvelle, on se prend une belle claque ! Je suis restée sans voix… Je n’ai même pas pu continuer de suite sur la deuxième nouvelle, il m’a fallu du temps pour m’en remettre. C’est court mais intense, la fin arrive brutalement et on se la prend en plein visage.

Et la suite est encore meilleure ! Ces adolescents sont perturbés, ils vivent normalement mais une rage au fond d’eux fait que le moment venu, ils craquent, sans se poser de questions. Malheureusement, ça arrive trop souvent, les accès de colère sont humains et personne n’est à l’abri.

Le style d’écriture de l’auteur est très agréable, très aéré, facile. J’ai vraiment passé un super moment en compagnie de ces adolescents torturés. Les mots sont toujours bien choisis et ils nous permettent de voir que tous les humains sont égaux, quel que soit le niveau social, la hiérarchie, l’âge et le rang…

Merci beaucoup à l’auteur pour sa confiance, je vais parler de ce livre partout autour de moi pour qu’elle se fasse connaître du plus grand nombre de lecteurs car elle le mérite ».

 

Je vous donne sa critique sur mon deuxième recueil « Ta mort viendra… et elle aura mes yeux », paru début septembre, sur son blog :

« Son premier recueil « Éclats de rage » avait été un vrai coup de cœur pour moi! J’ai ensuite souhaité lire sa nouvelle présente dans un recueil collectif « Un trou noir c’est troublant« . Aujourd’hui, c’est un autre recueil de nouvelles, entièrement écrit par Agnès de Cize. Et là, je suis partagée…

En effet, j’ai adoré certaines qui ont été un vrai coup de cœur :

– la 4 est très noire, le suspense va crescendo et le final est au top !

– la 5 est parfaite, avoir les deux versions, le coupable et les enquêteurs, c’est fascinant !

– la 7 est machiavélique, j’adooore !

– la 11 est étouffante, angoissante, vraiment super.

– j’ai adoré la 12 qui est la meilleure avec une fin surprenante et ouverte… un vrai thriller.

– une mort et une enquête rapide font de la 13 un bon polar super rapide, j’adore !

– et la 14 a une fin… surprenante !

D’autres sont très intéressantes mais avec quelques petits défauts :

– la 6 aurait pu être vraiment sympa mais elle est vraiment trop courte et on n’a pas le temps de comprendre qui, quand, où ?

– la fin de la 10 est un peu trop brutale à mon goût, je n’ai rien vu venir…

– la 15 est vraiment très angoissante mais il manque un peu de suspense.

– et la 16 est saisissante et triste, mais finalement très belle.

Et pour finir, je vais parler de celles qui n’ont pas réussi à me transporter :

– dans la 1, je n’ai pas compris qui était qui, il y a une confusion dans les personnages.

– la 2 est bien trop vague, trop rapide, on ne sait rien…

– la 3 est inutile pour moi.

– la 8 n’est pas très crédible.

– je n’ai pas compris la 9 qui est trop irréelle.

En conclusion, je trouve que c’est plutôt un bon recueil qui regroupe de très bonnes nouvelles comme de moins bonnes. L’auteur a une écriture agréable que j’apprécie vraiment. Les mots sont simples, le film est fluide, on se prend au jeu facilement. La vengeance et la mort sont le fil conducteur de toutes les histoires comme le prouve très bien le titre qui est vraiment bien trouvé et qui colle parfaitement au recueil complet. Tout se passe vers la Garonne ».

 

Vous l’aurez deviné, la première critique est plus agréable à lire que la seconde. Elle m’a galvanisée et encouragée à poursuivre mon activité d’écriture.

Mais c’est la seconde qui permet de progresser. En amont, re-la-ti-vi-ser : elle juge un texte pas une personne. Le ciel ne s’écroule pas sur ma tête. Aucune raison de se dénigrer ou de fragiliser son estime de soi. Pas de mea culpa à n’en plus finir non plus.

Par réflexe, le « négatif » s’attarde d’abord dans la tête alors que certains textes, la bloggeuse les a adorés (7) ou trouvé intéressants, (4). Dans un premier temps, il s’agit de retenir ce qui a « marché », analyser ce qui a plu, ému, s’assurer comme en cordée avec les textes qui « fonctionnent ».

Ensuite, revenir sur les nouvelles qui ont moins de grâce à ses yeux (5), pour comprendre, envisager ce qui aurait pu être retravaillé (ou pas, car l’auteur a toujours le dernier mot).

Donner à lire ces textes est un pas important dans sa construction d’auteur. Accepter les remarques, c’est prendre de la distance avec son écriture, analyser les effets de ses textes sur autrui. Entre l’intention et la réception, un écart persiste. Il s’agit de décoder ce qui se passe entre écriture et lecture. L’essentiel est de pouvoir progresser dans la construction de ses histoires, la caractérisation de ses personnages, l’aisance de son style…

J’admire beaucoup les lecteurs qui savent parler de leur rapport aux livres. Je n’aime pas du tout cet exercice pour ma part. Je remercie chaleureusement celles et ceux qui acceptent de me proposer leurs réflexions sur mes textes.

Alors n’hésitez pas ! Sur mon blog, sur Amazon, par courriel, en direct, en différé… J’ai besoin de vous !

Car ma dernière et troisième gratitude est pour vous, mes lecteurs de toujours et mes futurs lecteurs !

 

PS Je serai à la Foire aux Livres de Saint-Jean-Pied-de-Port (64) le dimanche 17 septembre, au Salon du Livre de Lempzours (24) le samedi 30 septembre et dimanche 01 octobre et au Salon du Livre de Sainte-Hélène (33), le dimanche 22 octobre. Venez nombreux !

 

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Dédicace !

J’ai le plaisir de vous informer que je serai présente à la 10ième Fête du Livre à Labastide-Clairence (Pays Basque) dimanche prochain, 12 juin.

Cette manifestation se déroulera sous les arceaux (s’il fait beau) ou dans la Salle Inessa de Gaxen (s’il pleut) de 10h à 18h.

J’invite mon fan club local et mes futurs lecteurs à venir nous voir !

Promesse tenue !

Dans mes engagements de début d’année, je m’étais promis de franchir une nouvelle étape : participer à des Salons du Livre. Ecrire est une chose, aller à la rencontre de ses lecteurs en est une autre. Je franchis le pas, non sans une certaine appréhension.

L’exercice me semble complexe. Je n’ai aucune représentation de ce que cela peut être. je n’ai aucune idée du genre d’échanges possibles. Je ne suis pas moi-même une fan de salons. Rencontrer les auteurs de polar dont j’aime les histoires n’a jamais été dans mes sorties préférées.

Bref l’inconnu total ! Comme écrit mon poète préféré, René Char, « enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse, oblige-toi à tournoyer (…) tu connaîtras d’étranges hauteurs ». Soit. Tentons l’aventure.

Je vous invite à me retrouver le dimanche 08 mai au Salon du Livre de Grignols, le dimanche 25 septembre à Romagne et le dimanche 09 octobre à Saint-Estèphe, tous trois en Gironde. Je sollicite le soutien de ceux qui me connaissent et l’indulgence de ceux qui ne me connaissent pas.

Je vais présenter mon premier recueil de nouvelles noires « Eclats de rage », et ses histoires d’ados meurtriers, et mon guide touristique sur Saint-Jean-Pied-de-Port, (actuellement en version papier et numérique sur Amazon). Mon interlocutrice de l’Imprimerie  Copy-Média a été parfaite !

En attendant, je me creuse les méninges pour inventer des dédicaces. J’imagine des profils de lecteurs, je m’entraîne à trouver des questions et leurs réponses, à entendre des compliments et des regrets, à voir passer les gens qui ne s’arrêteront pas…

J’essaie de me projeter dans cette posture particulière d’auteur de salon ! Alors… que se passera-t-il ?

Je vous raconterai bien sûr !

Promenons-nous dans les livres…

Un dimanche de lectrice au milieu des auteurs et des livres.

En matinée. Le Salon de St Estèphe accueille chaleureusement ses invités. Je suis allée soutenir le premier salon de mon amie Elisa Tixen qui a publié aux Editions de La Rémanence « Sans traces apparentes ». Formidable moment de joie partagée.

Mais j’ai trouvé l’exercice compliqué quand j’ai déambulé dans les travées. J’hésitais à feuilleter des livres devant les auteurs eux-mêmes. Comment reposer sans rougir le livre parce qu’on ne l’achètera pas ? Comment s’approcher sans forcément entretenir une conversation ? Je crois que je n’aimerai jamais les salons !

Dans l’après-midi. Lire en poche à Gradignan brasse une quantité de promeneurs. Les auteurs alignés en rang d’oignon devant leur pile d’ouvrages, les lecteurs dans l’attente des dédicaces, beaucoup de bruit et de mouvements. L’avantage a été de m’attarder devant les stands de librairie, feuilleter à loisir les livres, sans croiser les regards des auteurs.

Même si cette abondance me laisse toujours un profond désarroi. Tous ces livres que je n’ai pas le temps de lire !

Finalement, j’ai choisi un auteur de polar, que je ne connaissais pas. Je me suis pliée à l’exercice de la dédicace, « pour voir ». Une première ! Mais c’était plus facile d’aller faire signer mes achats à un auteur pas encore lu  ! Pas de conversation à tenir sur son écriture. Honnêtement, je n’ai aucun goût pour jouer les fans ! La rencontre avec le livre reste pour moi de l’ordre de l’intime et du silence.

Décidément, l’exercice des salons n’est pas pour moi, en tant que lectrice. Je n’ose imaginer le jour où je serai de l’autre côté ! Quel auteur de salon pourrais-je devenir ?

Sûr, je mets déjà une pancarte : « Ne s’obliger à rien ! vous pouvez lire la quatrième de couverture sans acheter et sans parler avec l’auteur !!! »