A comme… Agnès

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second à compter de janvier 2019 ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

Rassurez-vous, je ne suis pas prise de mégalomanie subite. Je voudrai juste évoquer un nouveau projet qui vous impliquerait.

Le prénom a une valeur essentielle. Il est signe de la personne qui le porte. Quand je me promène, je lis (et parfois, j’achète!) les petits cartes qui tentent d’éclairer les prénoms. Il y a des constantes, même si parfois, elles sont… contradictoires !

Justement, c’est ce qui fait leur sel. Personne n’est ceci ou cela. Chacun est à la fois ceci et cela, en fonction des rencontres, des évènements, des contextes, des temporalités…

Quand je cherche un prénom pour un personnage, je le situe toujours dans un temps donné. Les sites qui répertorient les prénoms et noms par année de naissance et par département sont foison ! Je prends en général les plus représentatifs car je veux ancrer mes histoires dans l’authenticité.

La règle que je me suis donnée est de choisir un prénom que ne porte aucun de mes proches et connaissances, au moment où j’écris mon texte.

Je viens de découvrir comment Lisa Gardner procède pour certains de ses personnages. Elle organise des concours sur son blog. Les gens sont invités à proposer des noms de leurs proches pour nommer la victime ou un personnage secondaire. Les amis des bêtes ont aussi leur concours pour proposer les noms de leurs animaux. Les heureux gagnants tirés au sort apparaissent dans le roman suivant.

Si cette idée vous tente, je vous invite à m’envoyer sur ma boite d’auteure agnes.de.cize@gmail.com (avant le 15 février svp)

  • un prénom ou nom de proche pour être la victime (avec son accord bien sûr!) et/ou
  • un prénom ou nom de proche pour être le criminel (idem!) et/ou
  • un lieu qui a une résonance affective pour vous et/ou
  • un autre élément de votre choix (arme, motivation…etc… libérez votre imaginaire)

A vous de voir, et je vous concocte une nouvelle noire, rien que pour vous.

Si cette idée ne vous tente pas, n’hésitez pas à en parler autour de vous ! Qui sait ? Votre entourage peut adorer la proposition.

Si vous êtes plusieurs lecteurs à jouer le jeu, je pourrais même, avec votre autorisation, constituer un recueil.

J’ai un titre tout trouvé : « C’est vous qui l’avez voulu… » !

 

K comme… Kaléidoscope

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Le kaléidoscope est un tube de miroirs, réfléchissant à l’infini et en couleurs, la lumière extérieure. Son nom vient du grec, kalos, qui signifie beau, eider, aspect ou image, et skopein, regarder.

L’observateur regarde d’un côté du tube, la lumière entre de l’autre et se réfléchit sur les miroirs. Certains jouets contiennent des fragments mobiles de verres colorés, produisant d’infinies combinaisons de jolies images. Avec très peu d’éléments, ils autorisent un nombre incroyable de compositions.

C’est une métaphore de la littérature ! Un homme, une femme, un lieu, et vous pouvez écrire mille et une histoires différentes. Au début de notre formation d’auteur, hésitant à nous sentir légitime, tout n’a-t-il pas déjà été écrit ? Anaël verdier nous répondait à l’académie : « oui mais pas par vous ».

À partir de là, tout devenait possible ! Il suffisait de créer son propre kaléidoscope, selon ses désirs et ses intentions. Chaque auteur crée sa combinaison d’images qu’il donne à voir à ses lecteurs.

Mon kaléidoscope puise du côté obscur de l’âme, j’essaie d’éclairer les ombres qui mènent au meurtre. J’ai choisi de commencer à le construire à partir de l’écriture de nouvelles noires. J’aime beaucoup ce format car il permet la fulgurance d’une histoire et de ses émotions.

En ce moment, j’arrive à la moitié de mon troisième recueil sur la thématique du train et de la guerre. J’ai la joie de vous dire que j’ai trouvé son titre cette semaine. Ce sera : « Vertiges sur les voies ».

Chacun de mes ouvrages est un kaléidoscope à lui tout seul. Des hommes, des femmes, des lieux et des meurtres, et jamais la même histoire.

Les dictionnaires donnent au sens figuré une deuxième définition : « suite rapide d’impressions, de sensations vives et variées ».

À partir de la permanence d’éléments, j’aimerai créer des situations différentes pour vous emporter dans une palette éternelle d’émotions diverses. Je vous invite à regarder dans mon kaléidoscope pour tenter de comprendre ce qui anime mes personnages douloureux et les pousse à commettre l’irréparable.

Chacune de mes nouvelles est un morceau de miroir, pour dire l’énigme de l’amour et de la mort, interroger la bascule de la vie à l’assassinat. Tel le kaléidoscope qui autorise une infinie de combinaisons, l’auteur ne peut jamais cesser décrire.

Ce jeu de miroirs est infini !