S comme… Saison

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

Je suis sensible au temps qui passe. Non par nostalgie, non par angoisse. Mais pour la joie de vivre pleinement la minute en cours. Dès lors, le passage des saisons s’inscrit dans ma vigilance à regarder l’instant, y être entièrement, accueillir ce que chacune offre.

Bientôt s’achève l’automne, ma préférée. J’aime sa lumière et ses jeux d’ambre et d’or. Ecouter la nature s’endormir sous les feuilles rousses permet de ralentir à son tour son pas. La respiration est plus légère dans la douceur des températures.

L’hiver me gêne : son manque de lumière, le froid qui mord les joues, être engoncé dans ses vêtements… mais c’est le temps des fêtes et des crêpes, des instants joyeux en famille, du scintillement de la neige sur les monts et les plaines.

Le printemps m’impatiente par sa lenteur à arriver, mais quand il est là, quel plaisir : frémissement des bourgeons et petites feuilles vertes, tulipes et jonquilles, une dynamique dans les veines pour courir vers les beaux jours.

J’adore l’été, j’aime avoir chaud, marcher sur le sable et l’écume, plonger mes mains dans le torrent de montagne, aller danser au bal du village. J’aime les longues soirées à palabrer sur la terrasse ou se taire aussi en regardant les étoiles.

Oui je sais, j’écris des nouvelles qui n’ont rien à voir avec les saisons, qui plongent dans la permanence du désespoir et du crime, l’éternité de la douleur et de la vengeance. C’est un plateau de ma Balance, mon signe astrologique ! Mais l’autre plateau aime la poésie et ses saisons, la légèreté des instants et l’intensité de l’éphémère.

J’écris des haïkus avec la même jubilation que mes nouvelles noires. Polar et poésie pour regarder et écouter le monde, interroger l’énigmatique aventure humaine. Ces deux écritures me sont nécessaires.

D’où mon nouveau projet sur Facebook : un haïku du jour sur le fil d’actualité et un haïku du soir sur ma page d’auteure.

Et n’ayant toujours pas compris les liens entre profil et page, j’espère que vous êtes abonné(e) aux deux pour les recevoir !