M comme… Mastermind

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Après l’Académie de 2013 à 2015, j’ai intégré une nouvelle formule proposée par Anaël Verdier (cf ses blogs multiples en tapant son nom dans une barre de recherche). Il a toujours mille projets sur le feu.

Cette année, il a mis en place un nouvel atelier, appelé Mastermind, qu’il définit comme « un espace de progression accélérée pour les auteurs ». Nous sommes 4.

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas très fan de vie de groupe. C’est toujours pour moi un effort mais le challenge vaut d’être relevé.

Nous nous voyons deux soirées par mois en vidéoconférence, via nos ordi à domicile, et un week-end par trimestre sur Bordeaux, (9 rue du Hâ).

Deux objectifs : produire et promouvoir. L’écriture et la promotion sont deux moments distincts de toute vie d’auteur. L’alternance n’est pas toujours simple à gérer !

Chacun de nous en est à des étapes différentes. La force du groupe rend solides nos tâtonnements. Nous osons des conseils, posons des questions, échangeons des astuces… Nous interrogeons nos blocages, nous partageons nos défis, nous nous enthousiasmons de nos progrès…

Si l’écriture est une aventure personnelle, elle peut aussi devenir plurielle.

L’accompagnement d’Anaël est sans concession, mais tout en générosité. Il fouille nos résistances, nous oblige à tournoyer dans nos peurs, nous invite à expérimenter. Ses questions précises aident à clarifier nos questionnements, à formuler nos propres réponses, à avancer dans nos brouillards…

Chacun d’entre nous a des objectifs précis à atteindre d’une fois sur l’autre. Ce cadre sécurisant et ses contraintes de dates me conviennent bien. Cela me permet d’être plus régulière en matière de production et plus à l’aise en matière de promotion !

J’ai presque fini mon troisième recueil de nouvelles et mes dernières dédicaces ont bien marché. Les effets de nos rencontres sont réels ce dont je me réjouis.

Et par-dessus tout… l’atelier me permet de me lancer dans l’écriture… d’un roman !

 

Retour à l’Académie (1/3)

Anaël Verdier, qui a créé l’Académie d’Ecriture m’accueillant dans la première promotion de formation d’auteur, 2013-2015, m’a invitée une soirée pour évoquer mon parcours auprès des auteurs actuels en formation. Voici le texte de base de mon exposé (de base parce que je ne peux pas m’empêcher de compléter !).

En trois articles sur le mois de juillet.

« Prologue

Il était une fois…

… une petite fille qui passait des heures à lire. Jouer à la poupée, c’était pas trop mon truc. Mon désir d’écrire s’enracine dans cette enfance liée aux livres. J’inquiétais même ma tante quand j’étais en vacances chez elle, je restais tout l’après-midi dans le fauteuil du salon avec mon livre.

Au collège, j’ai investi les cours de français et adoré les rédactions. En 6ième, j’ai gagné le premier prix départemental de rédaction. J’ai aussi été une grande épistolière dans une époque où la feuille de papier était reine, l’informatique est arrivée plus tard. Écrire des lettres a été mon seul mode de communication. J’ai été une lycéenne et une jeune adulte plutôt enfermée dans sa tour. Les mots étaient mon refuge, les livres m’ont sauvé du désespoir. A cette époque, j’écrivais de la poésie douloureuse et commencé un roman, à ce jour toujours inachevé mais je le porte en moi et je le reprendrai.

J’ai mis un peu de temps à trouver ce que je voulais faire de ma vie. J’ai traversé trois facultés, droit, anglais et lettres modernes, avant de réussir le concours d’entrée à l’Ecole de Service Social.

Après l’obtention de mon diplôme d’assistante sociale, reçue au concours du Ministère de la Justice, j’ai commencé ma carrière professionnelle à la maison d’arrêt de Bordeaux-Gradignan auprès des détenus, quartier Hommes et quartier Femmes. Et là, plus le temps d’écrire. J’ai passionnément plongé dans mon métier que j’adore. Je suis restée une grande lectrice, je n’ai d’ailleurs acheté ma première télé qu’à 40 ans. Depuis 11 ans, je suis assistante sociale auprès des personnels de l’Administration Pénitentiaire, des Services Judiciaires et de la Protection Judiciaire de la Justice. Autant dire une autre planète.

Parallèlement, je suis formatrice vacataire à l’Institut Régional du Travail Social de Talence dans la filière Assistant de Service Social. J’ai obtenu un master d’ingénierie de formation. C’est pendant cette formation que j’ai rencontré Elisa Tixen qui m’a fait connaître Anaël plus tard. C’est elle qui m’a encouragé à reprendre l’écriture. J’ai envoyé ma première nouvelle, « Une minute et demi », à un concours et j’ai gagné le deuxième prix. Superbe signe du destin !

En Avril 2012, un souci de cervicales m’a arrêtée quatre mois, en repos forcé, je me suis mise à écrire régulièrement. Sur mes seize premiers textes, quatre ont été sélectionnés dans des concours de nouvelles. J’ai découvert que mes textes pouvaient plaire à des lecteurs.

Chapitre 1. Entrer dans un atelier d’écriture

En septembre de la même année 2012, j’ai intégré l’atelier d’Anaël. Ce qui m’a plu d’emblée, c’est son premier message. Écrire est d’abord un choix et pas le fruit du hasard. Inutile d’attendre qu’une muse vous souffle dans votre stylo. Écrire est d’abord une décision. Il faut être aussi pro-actif que ses personnages !

Cette dédramatisation de l’acte d’écrire a été pour moi fondamental. Se rêver écrivain n’a pas de sens, concrétiser son désir d’écrire, c’est essentiel. Il s’agit de commencer à poser des mots réels sur une feuille de papier ou sur un document informatique, peu importe. L’important, c’est de se mettre en mouvement.

Second message : il existe des techniques et on peut les travailler. L’acte d’écrire peut se conscientiser, il se réfléchit. Ce n’est pas seulement une question de talent, s’il est là tant mieux, mais c’est de surcroit. Ce n’est pas non plus une question d’inspiration. Il y a autant de raison que de cœur dans l’acte d’écrire. En prendre conscience a été pour moi une vraie libération. Puisque je peux penser l’acte d’écrire, je peux réfléchir au sens de mon écriture, choisir mes axes thématiques en toute connaissance de cause. Etre dans un travail de choix librement consenti.

En atelier, Anaël nous donnait des savoirs et des savoir faire sur la construction d’une histoire, ou sur la caractérisation des personnages. Je me suis mise aussi à acheter plein de livres sur l’écriture. Vous l’aurez compris, j’adore la formation, c’est une question d’éthique pour moi. Creuser le sens de mes pratiques, qu’elles soient professionnelles, pédagogiques et maintenant celles de l’écriture est vital. Ce travail sur le sens, je l’ai retrouvé dans le positionnement d’Anaël.

Dans cet atelier, j’ai commencé un recueil de nouvelles, 18 pour chacune de mes années en détention, qui met en scène tous les métiers de la prison, avec comme fil rouge l’assistante sociale. J’ai interrompu le projet en entrant à l’Académie. Parce que vous l’aurez compris cette année, on ne peut pas tout faire !

Chapitre 2. Construire son identité d’auteur

La première démarche a été de choisir le genre, pour moi, c’était une évidence d’écrire de la littérature noire. C’est ma lecture préférée. A l’âge de 40 ans, j’ai d’ailleurs cessé de lire de la littérature blanche.

Je voulais vivre par moi-même, cesser de me réfugier dans les héros de mes livres. Cette fois, j’allais devenir l’héroïne de ma propre vie ! Quitter les livres, c’était aussi, paradoxalement, accepter d’écrire les pages de ma propre histoire.

Je me suis mise à lire de la littérature noire et policière, exclusivement. Elle aborde la question du sens. Sens de la vie, de la mort et de l’amour. Questions énigmatiques auxquelles chacun a sa réponse singulière. J’écris pour, à mon tour, creuser ce sillon de l’incompréhensible questionnement de l’aventure humaine.

Bien sûr, c’est aussi lié à mon activité professionnelle. Ce que j’ai envie d’explorer, c’est l’énigme du passage à l’acte meurtrier, le moment de la bascule. Être dans le non jugement, il y a des magistrats pour ça, mais essayer de comprendre. J’ai passé 18 ans à les accompagner, j’ai envie de mettre mon expérience à la portée de tous.

Mon identité d’auteur est plutôt claire, je n’ai pas de soucis à la construire. Sur cette première année, j’ai davantage travaillé à me reconnaître une légitimité d’auteur. C’est devenu plus facile en gagnant des concours. Je vous encourage vraiment à en faire. J’ai aussi posé que si je ne suis pas encore écrivain, je peux me dire auteur. Parce que j’écris régulièrement. C’est cette régularité qui signe pour moi cette légitimité. Je me dirai, un jour peut-être, écrivain quand j’aurai la reconnaissance du plus grand nombre. Peut-être que ça n’arrivera jamais, je resterai un auteur amateur comme le musicien du dimanche n’est pas encore une star, mais il est musicien. Pour le moment, je suis dans la construction de ma posture d’auteur. La devise d’Anaël, c’est une page après l’autre, on peut aussi rajouter, c’est une étape après l’autre.

Chapitre 3. Pseudo ou pas ?

Être auteur, c’est fait, c’est la première étape, mais sous quel nom? Il y a ceux qui gardent le leur, ceux qui choisissent un pseudo, c’est mon choix. J’ai un nom compliqué, et si je peux devenir écrivain, je voulais un nom facile à retenir. Par contre, j’ai gardé mon prénom, parce qu’il m’identifie, parce que je l’aime bien et parce qu’il n’y en a pas beaucoup, des Agnès.

Pourquoi de Cize ? C’est la commande d’Anaël qui a voulu qu’on écrive un guide pratique qui m’a donné l’idée. J’ai écrit un guide touristique sur St Jean Pied de Port, la ville de mon enfance et adolescence où vivent toujours mes parents. St Jean est la capitale du pays de Cize.

Une autre raison, c’est qu’au début, je ne me sentais pas légitime d’écrire et un pseudo, c’était me cacher encore. Je ne disais pas que j’écrivais autour de moi. C’est venu plus tard dans le cheminement que permet l’Académie.

Aujourd’hui, je mets clairement en avant mon activité d’écriture. L’autre jour, j’ai dû me présenter, pour la première fois, sous mon nom d’auteur. S’entendre se nommer à haute voix a été un grand moment d’émotion, je le reconnais. C’est une autre étape que de se dire auteur !

à suivre…

 

 

Résonance…

La semaine dernière, en route pour une destination professionnelle, j’écoutais Boomerang (j’adore !). Pierre Lemaître était l’invité d’Augustin Trapenard pour son livre « Trois jours et une vie ».

J’ai tout aimé de cette interview car ses propos entrent en résonance avec ce que je pense.

Morceaux choisis. Mais si je m’écoutais, je vous mettrais l’intégralité de la rencontre ! cf le site de France Inter pour le postcast.

– « Vous vous faites le chroniqueur d’une petite ville de province en 1999, qui n’est pas simplement un décor… la menace que constitue la fermeture d’une usine pour ses habitants, les fins de mois impossibles, l’inévitable reproduction sociale, ce contexte anxiogène assez injuste… il charge le meurtre que commet votre héros d’une autre dimension, j’ai l’impression.

– Oui je ne voulais pas que le fond social vienne prendre le pas sur l’histoire psychologique, mais en tout cas, ce que j’ai voulu faire en plantant ce décor social et cette province, c’était de montrer que le fait divers est souvent la conséquence d’autre chose, c’est une formidable caisse de résonance ».

Je me souviens avoir dit dans l’évaluation de ma première année de formation à l’écriture que mon désir d’auteur était de mêler étroitement le psychologique et le sociologique. Je reste convaincue que le passage à l’acte meurtrier a ses racines dans l’injustice et l’inégalité sociales. Les politiques publiques, dont je suis un des artisans de par mon métier d’assistante sociale, peinent à réparer les déchirures, hélas.

– « La littérature est une immense machine à décrypter le réel, à comprendre le monde, elle le fait avec quoi… avec l’émotion que l’on essaie de provoquer chez le lecteur… le lecteur, il est pris par des émotions négatives, positives, et c’est l’ensemble de ses émotions qui lui permettent d’appréhender le monde. Je pense que la littérature a une place très importante, elle a la capacité non pas à expliquer le monde mais à donner l’outil qui va permettre au lecteur de s’expliquer le monde dans lequel il est ».

J’aime cette idée de donner des émotions au lecteur pour qu’il s’approprie sa propre explication du monde. En explorant les faces sombres de l’être humain dans mes personnages, ce n’est pas pour que le lecteur adhère à mes propres représentations du crime ou à mes empathies pour les criminels. C’est que les émotions suscitées pour mes personnages lui ouvrent les clefs de sa propre lecture du monde qui l’entoure. Quitte à être en désaccord avec moi.

– Et l’art de la surprise, du retournement de situation, du petit détail qui change tout… à quelles règles obéit pour vous l’écriture d’un roman noir ?

– D’abord c’est d’être clair sur le fond de ce qu’il a à dire, pour que l’histoire ne tourne pas à vide. Là, je veux raconter l’histoire d’un crime d’un innocent… comment on est rattrapé, en quelque sorte en permanence par son destin… et comment quand on n’a pas de juge, on devient son propre bourreau… et de quelle manière on va organiser son expiation. Donc la première idée, c’est de savoir d’abord de quoi on parle et puis après c’est beaucoup de technique… vous savez c’est un peu contreproductif ce que je dis, parce que les lecteurs ont envie de rêver, ils s’imaginent que l’écrivain est touché par une sorte de grâce, qu’il écrit peut-être à la plume d’oie encore, sous le phénomène de l’inspiration, tout ça est très gentil mais y’a d’abord beaucoup de technique.

Le jour où j’ai compris à l’Académie d’Anaël, que l’écriture est aussi une construction, j’en suis sortie toute soulagée. Alors moi aussi, je peux travailler la technique ! et progresser. Les formations d’auteur ouvrent des clefs de compréhension de la narratologie, permettent de travailler sur la caractérisation des personnages, aident au choix d’une histoire forte, autorisent un vrai travail sur son style. Il n’y a pas de honte à ne pas se sentir inspirée par une muse quelconque ! L’essentiel, je le mesure tous les jours, est bien de s’amuser avec la technique. Qui sait, le talent viendra en écrivant ?

– C’est le personnage qui peut guider l’histoire ?

– Non… j’entends rester le patron, je tape du poing sur la table et j’entends que mes personnages m’obéissent… c’est moi qui les ai créés, c’est moi le patron, je ne les laisse pas autonomes, je leur dis exactement ce que je pense qu’ils doivent faire… et s’ils ne s’y plient pas, je les raye de la carte.

Quand j’écoutais certains auteurs dire que le personnage mène la danse dans leur écriture, je me sentais différente et du coup, « moins auteur ». Je me disais pour moi ça ne marche pas comme ça, donc je suis nulle, suis-je encore légitime à poursuivre ? Entendre Pierre Lemaître m’enlève tout scrupule. Parce qu’effectivement, dans ma petite expérience, c’est moi qui décide pour mes personnages !

– C’est quoi un bon personnage ?

– C’est un personnage qui renferme des ambivalences… j’espère que mon personnage d’Antoine va créer chez le lecteur l’envie de le voir puni… mais voir punir quelqu’un que par ailleurs on ne condamne pas. Quand on arrive à organiser cette ambivalence, à la fois que le lecteur veuille quelque chose et sent qu’il ne le veut pas en même temps, alors vous avez réussi à créer quelque chose qui est le doute, et lorsque vous avez créé le doute chez votre lecteur, c’est que votre roman n’est pas trop raté.

J’aime beaucoup cette idée. Dans ma vie professionnelle, en détention, j’ai toujours séparé l’homme et son acte criminel. On peut comprendre le premier et réprouver le second. La sanction a toute sa légitimité. Comprendre n’est pas justifier, comprendre n’est pas excuser. Comprendre, c’est écouter, au-delà de l’horreur des passages à l’acte, les failles de l’enfance, les blessures de l’adolescence, les douleurs de l’adulte. C’est que j’ai envie d’explorer dans mon intentionnalité d’auteur. Provoquer chez le lecteur un déséquilibre qui interroge ses certitudes vives et ses condamnations rapides me paraît un positionnement éthique d’auteur de première importance !

J’espère bien arriver un jour à provoquer ce doute, dont parle Pierre Lemaître.

 

 

Aller de l’avant…

Pour mon troisième recueil de nouvelles noires, je n’ai pas encore de titre. Comme je vous l’ai déjà dit, toutes mes histoires portent sur la thématique du train et de la guerre, alors si vous avez des idées… je suis preneuse !

J’ai le contenu de toutes mes nouvelles, les personnages, les actions, leur chute aussi. Ah si j’avais plus de temps perso… j’avancerai plus vite ! Sans compter que mon temps professionnel déborde parfois à la maison. Vous savez ce que je viens de faire ? plusieurs heures à m’esquinter sur des chiffres !! Oui vous avez bien lu, des CHIFFRES, hélas : mon rapport d’activités 2015 d’assistante sociale du personnel. Le Ministère ne demande QUE des chiffres. Imaginez mon pensum. Nombre de personnes reçues, d’entretiens, d’hommes, de femmes, de retraités, de problématiques sociales exposées, par direction administration pénitentiaire, services judiciaires, protection judiciaire de la jeunesse, de réunions, de formations… etc… je vous épargne !

Le week-end s’ouvre enfin sur des MOTS. J’ai interrompu plusieurs semaines l’écriture de mon recueil ferroviaire pour un autre projet. Afin de proposer un ouvrage au Concours de Recueil de Nouvelles d’Angers, j’ai repris d’anciens textes pour le composer. Son titre : « Ta mort viendra… et elle aura mes yeux ».

Je dois reconnaître que l’exercice en fait n’est pas très plaisant. « On te l’avait bien dit » bien sûr ! Mais rien ne vaut l’expérimentation personnelle. Un texte est lié à un contexte, une étape de son parcours d’écriture. Il doit rester dans l’ici et le maintenant de sa construction. Il peut témoigner ainsi de la progression de notre habileté comme un artisan qui peaufine son art au fil des objets.

J’ai réécrit entièrement certains textes considérés avec le recul comme faibles. Mais j’ai plus de plaisir à imaginer de nouvelles histoires que d’en réchauffer d’anciennes. Le travail de réécriture doit être contemporain de la survenue du texte. Après c’est trop tard.

Oui je sais. Anaël Verdier comme Pascal Perrat le disent clairement. Désormais, je mêlerai ma voix à la leur ! Je publierai ce deuxième recueil parce que j’ai une certaine tendresse pour plusieurs nouvelles. Le problème n’est pas la lecture, c’est de les avoir retravaillées.

Désormais, j’irai de l’avant.

Dès demain, je reprends le train de mes nouvelles à venir !

 

Citation d’Octobre 2015

« L’accès au livre, plus que tout, réclame des passeurs : on vient au livre parce que quelqu’un vous y conduit. Et cela durant toute la vie.. Combien de fois avons-nous lu, et souvent aimé, un livre parce qu’il nous venait de quelqu’un que nous aimions, en qui nous avions confiance ? Mieux : qui nous avait fait, dans tous les sens, le don de ce livre ».

Danielle Sallenave

« Nous, on n’aime pas lire » (2009)

Une belle surprise !

Il y a quelques semaines, je découvrais le site de Maryline et Emeline. Deux jeunes femmes passionnées de lecture, qui le disent, l’écrivent et partagent leurs coups de cœur et leurs déceptions. Libres et authentiques. Je vous invite à les découvrir : Univers livresques

Elles proposent aux jeunes auteurs de leur envoyer leur travail. J’ai tenté l’aventure avec mon recueil de nouvelles « Eclats de rage ». Je partage avec vous la chronique de Maryline http://univers-livresques.eklablog.com/eclats-de-rage-a118736098 :

« Waouh! Dès la première nouvelle, on se prend une belle claque! Je suis restée sans voix…Je n’ai même pas pu continuer de suite sur la deuxième nouvelle, il m’a fallu du temps pour m’en remettre. C’est court mais intense, la fin arrive brutalement et on se la prend en plein visage.

Et la suite est encore meilleure! Ces adolescents sont perturbés, ils vivent normalement mais une rage au fond d’eux fait que le moment venu, ils craquent, sans se poser de questions. Malheureusement, ça arrive trop souvent, les accès de colère sont humains et personne n’est à l’abri.

Le style d’écriture de l’auteur est très agréable, très aéré, facile. J’ai vraiment passé un super moment en compagnie de ces adolescents torturés. Les mots sont toujours bien choisis et ils nous permettent de voir que tous les humains sont égaux, quelque soit le niveau social, la hiérarchie, l’âge et le rang…

Merci beaucoup à l’auteur pour sa confiance, je vais parler de ce livre partout autour de moi pour qu’elle se fasse connaître du plus grand nombre de lecteurs car elle le mérite ».

Je suis toute chamboulée. C’est le premier commentaire d’une lectrice inconnue. Même si vos proches aiment ce que vous faites, c’est tout à fait différent de découvrir l’avis d’une personne qui ne vous connaît pas. C’est un sentiment étrange de « se »lire dans les mots, de voir l’effet de vos personnages, de recevoir comment votre écriture est perçue. C’est tout nouveau, diablement emballant ! Peut-être qu’Anaël avait raison quand il nous répétait en formation, « votre lectorat potentiel existe, il faut le trouver, aller à sa rencontre » et il rajoutait « tout a déjà été écrit, certes, mais pas par vous ».

Je dois dire aussi pour être honnête que l’effet narcissisant d’un compliment est toujours bien agréable ! Cependant, je le reçois aussi comme un encouragement et un gage de confiance.

Merci Maryline !

Septembre 2015 : un an !

Toute une aventure cette ouverture de blog d’auteur amateur !

J’ai mis beaucoup de temps à me décider, mais je ne le regrette pas. Merci Anaël et mes cops de l’Académie ! Depuis un an, j’ai réussi à tenir mon pari d’un article hebdomadaire et je prends un plaisir fou.

Cependant, la « qualité » est effroyablement hétérogène. A me relire, je rougis parfois de honte, mais ce n’est pas grave. On ne peut pas être sur la même intensité toute l’année.

Je poursuis la recherche de ma voie et de ma voix. Je ne suis pas sûre que tous mes articles aient un lectorat potentiellement intéressé. C’est compliqué de trouver des sujets, d’agrandir son cercle d’abonnés. Moi-même quand je musarde sur des sites, je laisse très peu de commentaires, je ne m’abonne pas souvent. Alors…

Mais cette rencontre virtuelle de mon lecteur possible reste un vrai contentement. Je continue de réfléchir à mon identité d’auteur et à mon écriture. A près tout, la première vertu d’un blog n’est-elle pas aussi de se parler à soi-même ?

J’espère progresser et vous capter davantage chaque semaine.

A l’année prochaine pour un nouveau bilan !

Citation d’Août

« Il y aurait une écriture du non-écrit. Un jour ça arrivera. Une écriture brève, sans grammaire, une écriture de mots seuls. Des mots sans grammaire de soutien. Egarés. Là, écrits. Et quittés aussitôt ».

Marguerite Yourcenar

 

De retour !

Hélas, j’ai du quitter ma chère Toscane, ma bulle d’oxygène ! Les vacances ont l’immense privilège de vous offrir de … la vacance. J’avais bien amené des devoirs d’écriture mais une fois sous les cigales et les ombres douces… j’ai vraiment pratiqué le nonchaloir !!!

Semaines où le temps s’arrête, ou l’anticipation stressante du rythme professionnel n’existe plus. J’adore cette période où l’instant est tout seul ! Pas de passé, pas d’avenir, un être au monde dans l’essentiel du moment. La seule question existentielle du mois de juillet : quelle grillade pour le soir ? Franchement, ça repose !!!

Quelques virées culturelles mais j’en ai surtout profité pour lire !

Pour mon blog : vous avez vu que mes articles programmés pour surgir en mon absence ont fonctionné !!!!!! J’améliore ma technique informatique, je n’en reviens toujours pas.

Comme je n’avais pas la tête à réfléchir à un article pour cette semaine (j’essaie de faire durer l’absence d’anticipation !), ayant enfin compris comment incruster des liens hyper texte, je vous invite à découvrir la nouvelle page de mon site, intitulée… Liens.

Je vous informe de tous les écrits de mes cops de l’Académie, il y en a pour tous les goûts : fantasy, érotisme, surnaturel, drame…, des nouvelles, des romans, des guides…

A la semaine prochaine…