I comme… Impression(s)

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

La première fois que je vis Impression au soleil levant, immense fut ma déception. Un si petit tableau ! Mon imaginaire, nourri aux livres d’art, agrandissait le réel.

Aujourd’hui, encore, lorsque je retourne au Musée Marmottan pour lequel j’ai une tendresse particulière, c’est cette impression qui erre encore dans la pièce. Heureusement, les Nymphéas ne cessent de me consoler…

Vivement la fin du cauchemar pour retourner dans les musées. Ils me manquent cruellement, je n’arrive pas à me réjouir des virées virtuelles, j’ai cessé de me promener sur le net et m’impatiente jusqu’à la réouverture.

La première fois que j’écoute quelqu’un, je peux aussitôt en penser quelque chose. Ne pas se fier à la première impression entend-on souvent, car elle est un jugement rapide, une idée instantanée d’une personne ou d’une situation.

Des études montrent que cette première impression façonne durablement nos relations aux autres. Elle donne une foule d’indices sur la personne et on se forme aussitôt une opinion.

Il est essentiel d’aller au-delà des apparences, pour conforter l’opinion première, pour la nuancer ou pour la renverser.

Quand je crée mes personnages, je me construis une image d’eux, les imagine en interaction avec les autres, oriente les impressions qu’ils donneront à mes lecteurs.

Lorsque la mode était aux papiers peints, j’aimais bien toucher l’impression du grain, promener mes doigts sur la surface des rouleaux, identifier les creux et les bosses, imaginer ce qu’ils donneraient sur les murs de mon appartement.

Aujourd’hui, je ne me verrai plus coller du papier peint, et pourtant, il m’arrive de repenser aux lieux de mon enfance. Les motifs des années soixante signaient terriblement leur époque…

Ma maison a des murs blancs, sauf la cuisine et la salle de bain, je déteste la couleur blanche, j’ai mis beaucoup de temps à m’y habituer. Heureusement, ils mettent en valeur les superbes tableaux de ma mère. Leurs couleurs éclatantes finiront pas les recouvrir entièrement…

C’est fou le nombre de domaines qui utilisent le mot impression. En informatique, on parlera d’impression couleur d’un document numérique. En beaux-arts, c’est une couche de colle ou d’huile appliquée avant de peindre. En photographie, on impressionne une surface sensible. Dans le textile, on reproduit des dessins et des motifs. En zoologie, c’est une empreinte gravée par les muscles sur la surface interne d’une coquille…

Et bien sûr, l’écriture ! Quand j’ai reçu de l’imprimerie mon premier ouvrage, quelle émotion ! Découvrir son texte, fruit de plusieurs mois de travail, dans un vrai livre, est une joie immense, dont je ne me lasse pas. Les suivants m’ont procuré autant de plaisir.

Aujourd’hui, j’attends avec impatience mes deux derniers. « Vertiges sur les voies » et « Au fil des saisons. I Printemps-Eté ». Il me tarde de vous les faire découvrir, de savoir… quelles impressions ils vous procureront. Librinova (site d’auto-édition) doit m’envoyer ces jours-ci un exemplaire et son bon à tirer.

Impression… qu’ils n’arriveront jamais !