E comme… Espace culturel

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Si certaines librairie sont frileuses à accueillir des auteurs indépendants, les espaces culturels de Leclerc nous ouvrent grand leurs portes.

J’ai le plaisir de vous annoncer que je serai en dédicace à Talence (33) le samedi 30 mars de 9h30 à 13h.

Je serai en compagnie de trois autres auteurs de notre Association Les Plumes Indépendantes. Je vous invite à découvrir notre site et tous nos auteurs !

Isabelle BUFFET pour « Le déshonneur » de 13h à 18h.

Camille DESPIN pour « Oh, la belle vie…? » de 9h30 à 18h.

Christophe MATOCQ pour « Connor O’Connor, les chroniques d’Arcadia » de 9h30 à 18h.

 

Hâte de vous rencontrer !

D comme… Don Quichotte

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’ai une tendresse particulière pour ce personnage. Le dessin de Picasso m’a accompagnée dans toutes mes chambres d’étudiante avant de jaunir désespérément et disparaître dans un tiroir.

Premièrement, il est né… en prison dans l’imaginaire de Cervantes. Collecteur d’impôts, il est incarcéré pour avoir déposé l’argent de ses clients dans une banque qui fît faillite. J’ai connu des détenus qui étaient particulièrement artistes !

Deuxièmement, Don Quichotte est un fou des livres. Moi aussi. Ah être sur une île déserte avec une bibliothèque, mon rêve !

Il vend ses terres pour acheter des livres et il décide de vivre sa vie comme un roman.

Grand collectionneur d’ouvrages sur la chevalerie, il s’identifie totalement à leurs missions. Etre chevalier, c’est vouloir changer le monde, c’est ne pas l’accepter tel qu’il est. Personnage généreux qui se pose en redresseur des torts, il se lance sur les routes protéger les opprimés, afin de gagner le cœur de sa Dulcinée.

Idéaliste, il ne renonce, ni à ses illusions, ni à ses rêves, malgré les efforts de Sancho Pança pour le retenir dans la réalité. Il part combattre le mal à travers tout le pays, s’autoproclamant justicier. Son désir est de reconstruire le monde. Le mien aussi par le choix de mon métier dans le travail social.

Sa folie transforme le monde. Sa folie ? Alors qu’il entend le monde crier au secours et réclamer justice ? Si sa folie porte sur les apparences des choses (les auberges sont des châteaux, les filles de paysans sont des princesses), il ne se trompe jamais en revanche sur les justes et les injustes.

Sa paradoxale lucidité est bien de voir le monde comme il est et vouloir le rendre juste en partant au combat.

Cette folie et lucidité mêlées s’opposent constamment à la trivialité du monde ordinaire : un plat à barbe devient un heaume, un moulin un géant, une laide paysanne une Dame… Cet enchantement en fait un homme sympathique. En semant le désordre, il sème aussi la poésie !

Ce qui rend émouvant Don Quichotte, c’est qu’il rêve sa vie au lieu de la vivre vraiment, sauf à la fin, à force de se coltiner le réel, il finit par renoncer à son délire chevaleresque. Il termine ses jours heureux et entouré des siens.

Dans mes deux identités d’auteure et d’assistante sociale, j’espère servir les rêves de Don Quichotte : justice et poésie.

Sur mon téléphone professionnel, j’ai mis… un moulin à vent !

 

 

 

C comme… Calepin

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’en ai de toute sorte et de tout format. Les plus grands pour de la prose, les plus petits pour de la poésie. J’ai les deux formats dans mon sac. Selon le temps que j’ai, le lieu où je suis, je sors l’un ou l’autre.

J’adore en recevoir et en acheter. Pages blanches ou pages à lignes, à spirale ou reliés, tout me va ! Je préfère écrire à la main avant de m’atteler à l’ordi.

Rousseau, pour ses Rêveries du promeneur solitaire, et Benjamin Constant, pour ses idées de discours politiques, écrivent au dos des cartes à jouer. Au XIIème siècle, c’est une pratique courante.

Nabokov privilégie aussi un petit format, des fiches cartonnées qu’il réarrange à sa guise, il s’extrait ainsi de la chronologie de son histoire.

Alexandre Dumas utilise un code de couleur : feuilles roses pour ses essais et ses non-fictions, bleues pour ses romans et jaunes pour ses poèmes.

Mark Twain achète des cahiers vierges, reliés en cuir, et fait graver son nom avant d’écrire ses romans. Hemingway tape à la machine à écrire et écrit aussi au crayon à papier. Chaque matin, il en taillait une boîte entière avant de commencer.

Pour Stephen King, c’est le stylo-plume et Amélie Nothomb, le stylo Bic à l’encre bleue.

Et avant ?

L’écriture naît en Mésopotamie et en Egypte 3300/3200 ans avant J.-C. En Extrême-Orient, l’écriture chinoise arrive vers 1400 av. J.-C. Ses premières traces apparaissent sur des os et des plastrons de tortues.

Les premiers supports sont l’argile, la pierre, l’os, le papyrus, le parchemin (issu de peau de mouton ou de chèvre), le bois (brut ou couvert de stuc ou cire), le cuir, le métal, le tissu.

Au IIème millénaire, on emploie couramment des cailloux trouvés sur place et dans le sud-est asiatique, où pousse en abondance le bambou, il est facile de couper une partie de la tige pour écrire une missive. Sont aussi utilisés des bouts de poterie cassée.

L’invention de l’imprimerie, malgré son importance future, ne peut être rattachée à une date précise. Après des premiers essais à Strasbourg, Johann Gutenberg s’installe dans la petite ville de Mayence, non loin de Francfort.

Vers 1450-1452, sortent les premiers essais certains de l’imprimerie à caractères mobiles : des placards d’indulgences, des grammaires élémentaires de Donat, des calendriers… avant le célèbre et ambitieux « premier livre imprimé » de l’histoire occidentale : la Bible à 42 lignes, dite « B 42 », tirée à 180 exemplaires en 1454-1455.

Et aujourd’hui ?

Nous sommes dans l’ère du dématérialisé. En 1976, Steve Jobs, Steve Wosniak et Ron Wayne inventent l’Apple et sont les premiers à écrire des mots sur un écran.

Le numérique, (ordinateurs, liseuses, tablettes et smartphones), réinvente l’écriture.

 

Et demain ?

 

 

 

 

(sources : sites lecthot et BnF)

 

 

 

 

 

B comme… Becarria

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Travaillant comme assistante sociale au Ministère de la Justice, c’est un auteur incontournable dans ma bibliothèque.

J’ai une tendresse particulière pour Cesare Beccaria Bonesana, marquis de Gualdrasco et Villareggio (1738-1794). Il est l’auteur de « Des délits et des peines« , ouvrage commenté par Voltaire, Diderot, ou encore Michel Foucault. Admiré par Victor Hugo et Thomas Jefferson, il est régulièrement cité par Robert Badinter.

Il s’intéresse très tôt aux questions liées à l’équité du système judiciaire. Son ouvrage interroge le droit pénal. Il pose un certain nombre de principes:

– « Pas de crime, pas de punition sans loi » : c’est le principe de légalité.

– « La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée » (Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen du 26 août 1789, art. 8) : c’est la non rétroactivité de la loi pénale plus sévère.

– « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites » (Ibid., art. 7)

– « La loi n’a le droit de proscrire que les actions nuisibles à la société » (Ibid., art. 5)

– « Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne sera pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi » (Ibid., art. 9) : c’est la présomption d’innocence.

Becarria est aussi celui qui amorce le premier mouvement abolitionniste. Il dénonce la torture et la peine de mort. Grâce à lui, le grand-duché de (ma très chère) Toscane est le premier Etat dans le monde à totalement abolir l’une et l’autre, en 1786, (le jeune Etat italien en 1889, la France en… 1981).

Il recommande de prévenir le crime plutôt que de le réprimer. Ah ce vieux clivage entre répression et prévention, toujours brûlant d’actualité. Je penche bien sûr du côté de la prévention.

Dans mes nouvelles noires, mon écriture explore les ombres de l’âme humaine, (d’où leur pendant indispensable, mes haïkus, pour s’émerveiller des beautés de la vie).

Il s’agit d’éclairer l’énigmatique passage à l’acte meurtrier. De mes 18 années d’intervention en détention à écouter les histoires singulières d’hommes et de femmes, j’aime partager mon expérience.

Mais le meurtre n’est pas seulement une affaire privée ou un trouble psychologique, il interroge les fondements du vivre ensemble, il est aussi une affaire collective. Des auteurs comme Didier Danninckx, Thierry Jonquet, Jean-Patrick Manchette ou Frédéric Fajardie ont écrit en ce sens. Le crime s’enracine dans les failles des politiques publiques.

En ces temps troublés, il serait bon de se le rappeler.

Becarria a déjà tout dit :

« Le moyen le plus sûr mais le plus difficile de prévenir les délits est de perfectionner l’éducation ».

 

 

 

 

 

 

 

A comme… Agnès

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second à compter de janvier 2019 ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

Rassurez-vous, je ne suis pas prise de mégalomanie subite. Je voudrai juste évoquer un nouveau projet qui vous impliquerait.

Le prénom a une valeur essentielle. Il est signe de la personne qui le porte. Quand je me promène, je lis (et parfois, j’achète!) les petits cartes qui tentent d’éclairer les prénoms. Il y a des constantes, même si parfois, elles sont… contradictoires !

Justement, c’est ce qui fait leur sel. Personne n’est ceci ou cela. Chacun est à la fois ceci et cela, en fonction des rencontres, des évènements, des contextes, des temporalités…

Quand je cherche un prénom pour un personnage, je le situe toujours dans un temps donné. Les sites qui répertorient les prénoms et noms par année de naissance et par département sont foison ! Je prends en général les plus représentatifs car je veux ancrer mes histoires dans l’authenticité.

La règle que je me suis donnée est de choisir un prénom que ne porte aucun de mes proches et connaissances, au moment où j’écris mon texte.

Je viens de découvrir comment Lisa Gardner procède pour certains de ses personnages. Elle organise des concours sur son blog. Les gens sont invités à proposer des noms de leurs proches pour nommer la victime ou un personnage secondaire. Les amis des bêtes ont aussi leur concours pour proposer les noms de leurs animaux. Les heureux gagnants tirés au sort apparaissent dans le roman suivant.

Si cette idée vous tente, je vous invite à m’envoyer sur ma boite d’auteure agnes.de.cize@gmail.com (avant le 15 février svp)

  • un prénom ou nom de proche pour être la victime (avec son accord bien sûr!) et/ou
  • un prénom ou nom de proche pour être le criminel (idem!) et/ou
  • un lieu qui a une résonance affective pour vous et/ou
  • un autre élément de votre choix (arme, motivation…etc… libérez votre imaginaire)

A vous de voir, et je vous concocte une nouvelle noire, rien que pour vous.

Si cette idée ne vous tente pas, n’hésitez pas à en parler autour de vous ! Qui sait ? Votre entourage peut adorer la proposition.

Si vous êtes plusieurs lecteurs à jouer le jeu, je pourrais même, avec votre autorisation, constituer un recueil.

J’ai un titre tout trouvé : « C’est vous qui l’avez voulu… » !

 

Y et Z comme… Y’a de la Zenitude dans l’air

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Me voici enfin en congés pour quinze jours. Je pars une semaine en Charente-Maritime au bord de l’océan. C’est ma bulle d’hiver que j’adore. Mer ou campagne, océan ou montagne, tout me va, du moment que je respire en regardant des horizons lointains.

Vous n’allez jamais me croire, je vais au bord d’une falaise qui porte le nom de… Pas de l’Assassin. Je vous jure que je l’ai découvert après coup ! J’emporte mes écrits en cours et mes chaussures de marche. Je me déconnecte complètement. Je garde seulement mon téléphone portable pour les urgences.

Je vous retrouverai à mon retour, avec de nouveaux haïkus quotidiens sur ma page d’auteure et mon profil Facebook.

Sur mon blog de saintjeanpieddeport.blog, je reprendrai l’envoi régulier de photos et de haïkus.

A ce propos, j’aimerai vous solliciter. Seriez-vous d’accord pour m’envoyer vos photos personnelles sur la ville et le Pays Basque ? J’aimerai diversifier mes sources ! Je les mettrais sur mon site, en citant l’auteur de la photo bien sûr, et je l’accompagnerai d’un haïku.

Mon adresse : agnes.de.cize@gmail.com

Sur mon blog d’auteure, agnesdecize.com, aujourd’hui se termine mon dictionnaire. J’ai adoré l’exercice et je me suis bien amusée. J’espère que vous avez pris plaisir à lire mes articles.

J’ai décidé de poursuivre l’aventure. A mon retour de vacances, je débuterai un nouveau dictionnaire.

Je vous envoie mes meilleurs vœux pour 2019 !

W et X comme… Whisky et Xérès

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

L’alcool et la littérature : un vieux compagnonnage. Nombre de grands écrivains étaient de grands buveurs. Alphonse Allais, Fernando Pessoa, Joseph Roth, Francis Carco étaient membres des Hydropathes, club hostile à l’eau. Marguerite Duras devint alcoolique à 43 ans

L’alcool désinhibe mais stimule-t-il la création ? Un essai d’Alexandre Lacroix éclaire le sujet.

Beaucoup d’écrivains ne se posent plus la question tant l’alcool fait partie de leur panoplie. D’ailleurs, il arrive que cesser de boire ou de fumer conduise à ne plus écrire, Cioran après sa dernière cigarette, Blondin après son dernier verre.

C’est à La Havane, dans le bar où a été inventé le célèbre cocktail qu’Ernest Hemingway avait l’habitude de boire ses mojitos. Il a également donné son nom à une variante du mojito : le Hemingway Daïquiri.

J’adore le mojito, principalement en été !

Robert Louis Stevenson, grand écrivain écossais et francophile, se baladait dans les Cévennes avec une bouteille de Brandy. Mais ce qu’il aimait, c’est le whisky tourbé, très tourbé, celui qui a le goût des océans sur lesquels naviguaient ses pirates. Autre amateur de whisky, Dylan Thomas.

Le whisky tourbé est mon apéritif préféré, essentiellement en hiver !

Baudelaire ne cesse de vanter les mérites du vin dans ses poèmes. « Le vin rend l’œil plus clair et l’oreille plus fine ! ». Verlaine et Rimbaud délaissaient volontiers l’absinthe pour le Riesling.

James Joyce détestait le vin rouge, qu’il appelait « la viande ». Il écrivait « à l’électricité », c’est-à-dire au blanc. Son préféré : le fendant, un vin blanc genevois, qu’il prenait après deux ou trois Pernod.

Rouge et blanc sec en priorité pour moi !

Jim Harrison préfère le Bourbon, et le Pouilly-fumé. J’ai eu une période Bourbon, il y a bien longtemps !

En ces temps de fêtes… et toute l’année… champagne bien sûr !

Avec modération !

 

 

Sources : Babelio et le Nouvel Observateur

U et V comme… Urgence Vaine ?

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Dans ma profession d’assistante sociale, nous ne cessons de réfléchir à cette notion d’urgence. Parfois, pour reconnaître qu’il n’y en a pas. Souvent nous nous mettons des pressions pour des réponses qui peuvent s’inscrire dans la durée. Cependant, certaines situations nécessitent une réactivité exigeante !

Les évènements du mois le prouvent. Il y a urgence à répondre à la détresse sociale à la hauteur des désespoirs et des situations. J’espère que nous saurons nous mettre autour d’une table pour co-construire l’avenir.

Dans mon activité d’auteure, je ressens une urgence à écrire mais le contexte professionnel (et mes douleurs aux mains) ne me sont pas favorables actuellement. Alors je me raisonne, tant pis si je n’ai pas tenu mes délais. Principe de réalité ! Vivement janvier, j’espère que ce sera mieux !

Je me trouve des arguments : que vous me lisiez aujourd’hui ou demain, quelle importance ? Mes futures histoires et les personnages de demain tournent dans ma tête, je les retrouverai sans souci quand je voudrai.

Sachez que je vous prépare plusieurs surprises. Puisque j’ai changé tous mes délais !

Mon recueil de haïkus noirs « Eclats de crimes sous la lune » est prêt. Il me reste la couverture à créer. Pour l’instant, ma lune est au point, ma rivière aussi, mais ma branche de cerisier, une fois sur deux seulement, et je rate mes dessins de nénuphars (si j’avais le talent de ma mère, cela se saurait ! au secours maman ! tu me la dessines à Noël ?).

Mon recueil de haïkus blancs « Eclats de haïkus en toute saison » (titre provisoire, il ne me convient pas vraiment) a trois saisons mises en forme, il me reste l’hiver. Et la couverture !

Avec un peu de chance, mon idée est de vous les présenter en Mars, avec l’arrivée du Printemps. J’étudie actuellement les sites d’auto-édition en ligne pour les réfractaires d’Amazon qui pourront ainsi acheter mes ouvrages ailleurs.

Mon recueil de nouvelles noires « Vertiges sur les voies » est en lecture et correction. Plutôt pour Juin prochain. Tutto va bene. J’ai des débuts de commentaires très sympas, des propositions d’amélioration intéressantes. J’attends encore des retours pour améliorer mon ouvrage.

L’écriture de mon premier roman connaît un arrêt momentané. J’en ai écrit la moitié et je crois que j’écrirai la deuxième partie aux beaux jours, ou carrément cet été sur mes vacances !

En attendant, je disparaitrai une semaine, début janvier, au fin fond de la Charente-Maritime, pour retrouver une heureuse solitude, du temps précieux, et ma plume pour de nouvelles surprises !

S comme… Saison

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

Je suis sensible au temps qui passe. Non par nostalgie, non par angoisse. Mais pour la joie de vivre pleinement la minute en cours. Dès lors, le passage des saisons s’inscrit dans ma vigilance à regarder l’instant, y être entièrement, accueillir ce que chacune offre.

Bientôt s’achève l’automne, ma préférée. J’aime sa lumière et ses jeux d’ambre et d’or. Ecouter la nature s’endormir sous les feuilles rousses permet de ralentir à son tour son pas. La respiration est plus légère dans la douceur des températures.

L’hiver me gêne : son manque de lumière, le froid qui mord les joues, être engoncé dans ses vêtements… mais c’est le temps des fêtes et des crêpes, des instants joyeux en famille, du scintillement de la neige sur les monts et les plaines.

Le printemps m’impatiente par sa lenteur à arriver, mais quand il est là, quel plaisir : frémissement des bourgeons et petites feuilles vertes, tulipes et jonquilles, une dynamique dans les veines pour courir vers les beaux jours.

J’adore l’été, j’aime avoir chaud, marcher sur le sable et l’écume, plonger mes mains dans le torrent de montagne, aller danser au bal du village. J’aime les longues soirées à palabrer sur la terrasse ou se taire aussi en regardant les étoiles.

Oui je sais, j’écris des nouvelles qui n’ont rien à voir avec les saisons, qui plongent dans la permanence du désespoir et du crime, l’éternité de la douleur et de la vengeance. C’est un plateau de ma Balance, mon signe astrologique ! Mais l’autre plateau aime la poésie et ses saisons, la légèreté des instants et l’intensité de l’éphémère.

J’écris des haïkus avec la même jubilation que mes nouvelles noires. Polar et poésie pour regarder et écouter le monde, interroger l’énigmatique aventure humaine. Ces deux écritures me sont nécessaires.

D’où mon nouveau projet sur Facebook : un haïku du jour sur le fil d’actualité et un haïku du soir sur ma page d’auteure.

Et n’ayant toujours pas compris les liens entre profil et page, j’espère que vous êtes abonné(e) aux deux pour les recevoir !

T comme… Trouver

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Trouver le temps d’écrire ses histoires et ses haïkus

Rencontrer ses personnages et les suivre

Oublier tout le monde autour de soi

Utiliser des dictionnaires et des documents

Veiller à structurer ses récits et ses recueils

Exprimer des émotions

Retravailler ses écrits

 

Trouver le temps de rencontrer ses lecteurs

Rejoindre leurs goûts et leurs rêves

Organiser ses séances de dédicace

User l’asphalte jusqu’aux salons des livres

Vaincre sa réserve pour leur parler

Eprouver de la joie à les voir

Raconter ses projets en cours

 

Trouver le temps de vivre au présent

Recevoir sa famille

Observer la marche du monde

Utiliser son joker pour poser sa plume

Vaquer à d’autres occupations

Enlacer l’homme de sa vie

Respirer le temps qui passe

 

« Il y a un temps pour tout » écrivait l’Ecclésiaste (Ec 3.1-15) mais il ne nous enseigne pas comment le trouver !

Et vous, vous faites comment ?