S comme… Slimani Leïla

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’aime les livres qui évoquent l’acte d’écrire.

Prix Goncourt 2016, avec « Chanson douce « , Leïla Slimani a accepté de s’entretenir avec Eric Fottorino. Ce qui donne, « Comment j’écris », paru aux Editions de l’Aube cette année.

Morceaux choisis, parce que je m’y retrouve !

« Lorsque je me mets à ma table de travail, je ne suis plus vraiment moi. Je ne suis plus une femme, je ne suis plus marocaine ou française, je ne suis même plus à Paris ni quelque part, je suis affranchie de tout (…) Quand on s’engage en littérature, on est obligé de s’engager totalement »

« Si les romans ne changent pas le monde, ils modifient substantiellement la vision que l’on en a. Ils la questionnent, l’affinent, ils interrogent ce que l’homme sait du fait d’être (…) j’ai vécu moi-même le fait que la littérature m’a changée, et je suis totalement consciente que si je n’avais pas été la lectrice que je suis, je ne serais pas la personne que je suis »

« On a souvent, en France, une vision de la création littéraire, comme quelque chose de quasi inné, c’est-à-dire on est écrivain dès le berceau ou on ne l’est pas. Il y a sans doute des génies qui sont appelés à n’avoir que ce destin-là, mais je crois qu’il y a beaucoup de gens pour qui il suffit parfois de travail, d’une bonne rencontre, ou de saisir au bon moment l’idée dans laquelle on croit »

« Souvent, ce que les gens ne mesurent pas, et je ne le mesurais pas avant d’écrire, c’est l’état de concentration que demande l’écriture. Je trouve que c’est la chose la plus fascinante quand on en sort, cet état intense et si particulier de concentration. On se rend compte à quel point on y était, à quel point on était dedans, à quel point on était totalement centré, dirigé vers l’écriture »

Sur ce, j’y retourne !