D comme… Décision et Discipline

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Je peux d’autant plus en parler que les miennes sont primesautières et irrégulières depuis septembre dernier ! Dans la lancée de la formation à l’Académie d’Anaël Verdier, j’ai tenu une écriture régulière. Se donner des contraintes d’organisation est fondamental.

Désirer écrire n’est rien sans la décision d’écrire. J’écrivais dans mon article précédent que le désir s’incarne. Attendre que la Muse se manifeste est une erreur, attendre que la pulsion d’écrire vous pousse à votre table est une autre erreur. Tourner ses personnages et ses histoires dans le silence de sa conscience est insuffisant.

L’adage d’Anaël est vrai : tant que c’est dans votre tête, cela n’existe pas !

Le mouvement vers l’écriture est paradoxalement un mouvement extérieur : se bouger jusqu’à son ordinateur ou ses feuilles blanches, se préparer un café ou un thé, faire courir ses doigts sur le clavier ou le stylo sur son bureau… tout est mouvement.

Beaucoup d’écrivains racontent, avec plus ou moins de réticence, leur rituel. En tant qu’auteure, je n’ai pas vraiment choisi le mien. Ce qui est surprenant, je suis plutôt fan des rituels, ils sont mémoire et repère, sécurité et témoignage.

Pour l’écriture, je butine des actions diverses. D’où cette mise en route disparate ! J’écris le matin ou le soir, en semaine ou en week-end, sur un temps court ou un temps long… J’écris dans mon lit (j’adore), dans mon canapé, dans un café, sur un banc… Sur l’ordinateur maison ou le portable, dans un cahier ou sur des feuilles…

Je suis dans une indiscipline effrontée ! Surtout que l’écriture vient après mon travail, ma vie privée et mon intervention à l’Institut Régional de Travail Social. D’où une année blanche, trop de travail ramené à la maison, trop de temps pour les travaux de mes étudiants, trop de procrastination !

J’ai décidé que cela allait changer. La saison des résolutions est toujours septembre et janvier. Pour moi ce sera juin.

1. Changer mon rapport au travail : c’est compliqué, mon engagement dans mon métier est une question éthique qui ne se discute pas. Cependant, si j’abandonnais le désir d’être tout le temps à jour et de ne pas faire attendre les agents, cela me faciliterait la vie ! Les personnels peuvent comprendre, je suis seule à me mettre la pression.

2. Interrompre mes vacations de formatrice à l’IRTS : fondamentalement passionnée par l’activité pédagogique, ce n’est pas sans pincement au cœur que j’ai pris cette décision. J’arrête les suivis mémoires, les préparations à l’épreuve de politiques sociales dès maintenant. Il ne me reste que quatre élèves pour les dossiers de pratiques professionnelles à accompagner sur leur troisième année. Je vais retrouver du temps personnel.

3. Ecrire régulièrement. Je suis en congés tout le mois de juillet. En août, dès mon retour, je me donnerai des contraintes de production.

Discipline vous dis-je !

 

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A comme… Académie

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

A comme Académie

Un petit week-end d’auteurs nous a réuni chez Eric. Tous issus de l’Académie Anaël Verdier. Mais nous n’avons pas joué les anciens combattants, heureusement car je n’ai aucun goût pour le rabâchage des souvenirs !

Délibérément tournés vers l’avenir et nos actualités. Eric Costa sort « Harem », auto-édité sur Amazon, une saga aztèque. Nadia Bourgeois voit son guide pratique « Comment trouver un homme assorti à son sac à main », édité par La Boite à Pandore.

Brigitte Hue-Pillette sera au salon du livre de Paris pour son roman « L’enfance en bandoulière », auto édité sur bookedition.com. Emmanuelle Soulard poursuit sa belle aventure fantasy « Les invocateurs » aux éditions Hélène Jacob.

Fanny Brémond et Déborah Valrey ont envoyé leur manuscrit à des maisons d’édition et nous ont présenté leur nouveau projet. Martine saint-Clair a bien avancé sur son projet actuel. Octramus Epicron s’est lancé dans l’écriture d’un guide de voyage à travers le temps.

Nos rencontres fonctionnent comme une auberge espagnole. Certains évoquent leur projet, les questions nous poussent à préciser la caractérisation des personnages ou à enrichir leur trame narrative. D’autres demandent des retours sur certains chapitres ou passages lus sur place ou envoyés en avance. Les uns sont venus écrire, les autres passent partager un moment. Tout est possible !

Compte tenu de mes dernières semaines éloignées de mon activité d’auteur, j’ai retrouvé avec plaisir cette ambiance studieuse et rieuse à la fois. De quoi m’y remettre avec entrain. Promis, je sors mon recueil « Ta mort viendra… et elle aura mes yeux » vers avril/mai.

Si l’écriture est solitaire, elle peut devenir solidaire. Echanger entre auteurs n’a pas de prix. Pour être honnête, j’ai beaucoup de mal à lire des genres qui ne m’intéressent pas, mais je reconnais que ce travail de retour est paradoxalement efficace pour soi-même. Moins impliqué, les faiblesses ou les questionnements sont plus faciles à trouver chez les autres; et en miroir, il y a de grandes chances que ce qu’on remarque signe ses propres failles !

J’aimerai bien participer à un cercle d’auteurs uniquement dans le genre de la littérature noire. Qui sait ? Le hasard me guidera peut-être vers cette aventure un de ces jours ?