L comme… Lac

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

J’ai une tendresse particulière pour cette étendue d’eau. J’aime ses formes, parfois rondes, parfois allongées, discrètes ou majestueuses. J’aime retrouver au bord du lac sa sérénité, les friselis doux qui apaisent les tourments et absorbent les douleurs. J’aime écouter les sons des canards qui se hèlent, des grenouilles qui accueillent l’éclat de lune, des oiseaux qui chantent l’aube naissante.

Mon premier lac ? Celui de Lamartine, appris à l’école, qui dit la perte de l’être aimé. Elle s’appelait Julie, ils ont été amants moins d’une année avant que la tuberculose ne l’emporte. Je suis arrivée au bord du lac par les mots de la littérature et les méandres de l’imaginaire. Peut-être, j’aime les lacs parce qu’ils disent aussi l’éphémère de la vie que le haïku sait capter en quelques signes.

A côté du cayolar familial, à Irati, un petit lac accueillait nos jeux d’enfant, la recherche de têtards, les tentatives de ricochet. L’eau froide rafraichissait nos joues rouges et nos fronts moites dans les rires et les courses.

Tout près, un autre lac, appelé d’Irati (en France) et d’Irabia (en Espagne), situé à cheval sur la frontière, est une immense étendue calme, d’un bleu intense, entourée de hêtres magnifiques. A voir de préférence à la fin du printemps quand l’eau est haute grâce au barrage.

Le lac d’Allos et le lac de la Petite Cayolle, dans les Alpes, sont aussi des lacs « de famille », les adultes partaient en randonnée, les enfants restaient jouer. Pas d’arbres, des pentes raides rocailleuses. Le vol des rapaces, les cloches des moutons, un soleil franc et généreux.

Plus près, le lac Bleu et le lac Vert, pour les marches de week-end. Le premier est un petit bijou entouré d’arbres et de sable, le second s’allonge davantage, reflète les nuages et frémit sous le vent. Je ne me lasse pas d’arpenter leurs rives.

Et mon préféré, celui de l’été, en Toscane, qui abrite mes vacances… mais chut… je le garde secret…