D comme… Don Quichotte

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’ai une tendresse particulière pour ce personnage. Le dessin de Picasso m’a accompagnée dans toutes mes chambres d’étudiante avant de jaunir désespérément et disparaître dans un tiroir.

Premièrement, il est né… en prison dans l’imaginaire de Cervantes. Collecteur d’impôts, il est incarcéré pour avoir déposé l’argent de ses clients dans une banque qui fît faillite. J’ai connu des détenus qui étaient particulièrement artistes !

Deuxièmement, Don Quichotte est un fou des livres. Moi aussi. Ah être sur une île déserte avec une bibliothèque, mon rêve !

Il vend ses terres pour acheter des livres et il décide de vivre sa vie comme un roman.

Grand collectionneur d’ouvrages sur la chevalerie, il s’identifie totalement à leurs missions. Etre chevalier, c’est vouloir changer le monde, c’est ne pas l’accepter tel qu’il est. Personnage généreux qui se pose en redresseur des torts, il se lance sur les routes protéger les opprimés, afin de gagner le cœur de sa Dulcinée.

Idéaliste, il ne renonce, ni à ses illusions, ni à ses rêves, malgré les efforts de Sancho Pança pour le retenir dans la réalité. Il part combattre le mal à travers tout le pays, s’autoproclamant justicier. Son désir est de reconstruire le monde. Le mien aussi par le choix de mon métier dans le travail social.

Sa folie transforme le monde. Sa folie ? Alors qu’il entend le monde crier au secours et réclamer justice ? Si sa folie porte sur les apparences des choses (les auberges sont des châteaux, les filles de paysans sont des princesses), il ne se trompe jamais en revanche sur les justes et les injustes.

Sa paradoxale lucidité est bien de voir le monde comme il est et vouloir le rendre juste en partant au combat.

Cette folie et lucidité mêlées s’opposent constamment à la trivialité du monde ordinaire : un plat à barbe devient un heaume, un moulin un géant, une laide paysanne une Dame… Cet enchantement en fait un homme sympathique. En semant le désordre, il sème aussi la poésie !

Ce qui rend émouvant Don Quichotte, c’est qu’il rêve sa vie au lieu de la vivre vraiment, sauf à la fin, à force de se coltiner le réel, il finit par renoncer à son délire chevaleresque. Il termine ses jours heureux et entouré des siens.

Dans mes deux identités d’auteure et d’assistante sociale, j’espère servir les rêves de Don Quichotte : justice et poésie.

Sur mon téléphone professionnel, j’ai mis… un moulin à vent !

 

 

 

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