R comme… Recherche

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Avant tout commencement d’un projet d’écriture, se poser la question : documentation ou imagination ?

Je suis adepte de la documentation pour étayer mon travail d’auteure. Ayant choisi, dans mon roman en cours d’écriture, un personnage italien que j’envoie à Florence promouvoir les vins de Bordeaux, j’ai choisi de ne pas inventer un nom de restaurant. J’ai pris un des très connus avec une cave prestigieuse, l’Enoteca Pinchiorri.

Cet été, je suis passée devant. Hélas je ne suis pas rentrée, mon salaire ne paierait même pas une minute de l’air respiré ! Mais j’ai imaginé Lucca remonter la rue, entrer dans ce Palais, présenter ses vins, bref sa vie de personnage.

Ludique à souhait, même si tout à coup, j’étais deux dans la rue. Ce sentiment de dédoublement est une sensation parfois bizarre. Mais de passer de ma tête à celle de mes personnages est une expérience plutôt agréable.

Je choisis des lieux réels pour promener mes personnages. Il me semble les suivre plus facilement, les incarner davantage dans une géographie définie. J’aime aussi l’idée de donner à voir ces mêmes lieux à mes lecteurs pour qu’à leur tour, ils s’y promènent.

Je suis en train de réfléchir à cette question, car au Salon du Livre de Captieux organisé par notre Association « Les Plumes Indépendantes », le dimanche 30 septembre, (j’espère que vous viendrez, ne serait-ce que pour me souhaiter mon anniversaire!), je serai sur une table ronde abordant cette thématique du territoire dans son écriture.

Je crois aussi que je ne sais pas inventer à partir de rien tout simplement. Inscrire mon écriture dans le réel me convient mieux.

Pour mon recueil de nouvelles sur la thématique du train et de la guerre, j’ai beaucoup lu d’articles sur le net. Ils donnaient à voir et comprendre une époque. Ce travail de recherche enrichit sa créativité. Il permet aussi d’éviter les erreurs et les anachronismes, par exemple, placer les kommandantur au bon endroit et les plasticages de trains dans les bonnes villes.

Cela dit, le vraisemblable est toujours possible. Inutile d’être un ayatollah de la réalité. C’est comme tout, de la modération !

Si la recherche prend le pas sur la structure, le risque est de noyer les lecteurs sous un amas de détails, d’oublier son intrigue en cours de route et de perdre ses personnages.

Le risque est de dire et de ne plus montrer, de bavasser et de ne plus éprouver. L’objectif est que la recherche soit au service de l’histoire et des personnages.

L’émotion doit être première !

 

 

 

 

R comme… Recueil de nouvelles

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

« Il était une plume… » est un recueil de nouvelles à découvrir dès maintenant, écrit par des auteurs réunis au sein de l’Association des Plumes Indépendantes, créée en novembre 2017 par Erika Boyer et Loli Artésia. J’ai rejoint le groupe en février dernier. Nous sommes à ce jour 22 auteurs de tout genre littéraire, et nous grandissons !

L’Association a « pour objet de réunir, soutenir et promouvoir les auteur indépendants et les activités y afférant (correction, illustration, graphisme…) du Sud-Ouest et d’ailleurs, ainsi que leur production littéraire et artistique, par la mise en place d’évènements à caractère culturel afin de sensibiliser un large public à la littérature indépendante« .

Sorti le 16 août 2018, notre recueil de nouvelles porte sur le symbole de la plume et le site de l’Association le présente ainsi : « La plume et ses multiples facettes… Couverture de l’oiseau, outil de l’écrivain, symbole de la légèreté. Pour chacun, elle a une évocation particulière. Toujours, elle nous fascine. Souvent, elle nous échappe.

Quatorze auteurs indépendants ont pris le pari de la prendre pour totem et de lui rendre hommage à travers ce recueil singulier, aux multiples voix.

Laissez-vous happer par ce déluge de plumes, entrouvrez le temps d’une lecture la porte qui mène à leur monde« .

Le recueil est disponible sur Amazon aux formats broché et ebook.

Ont participé : Loli Artésia, Erika Boyer, G!, Attila Valpinson, Flore Avelin, Chris Red, Antoine Delouhans, Hilda Alonso, Pierre Thiry, Tia Wolff, Lou B Simone, Frany Jane Cavalier, Audrey Martinez, et…moi.

Sur le site, Les Plumes Indépendantes découvrez les auteurs et leurs ouvrages ! Abonnez-vous sur Facebook, découvrez les blogs des auteurs. Il y en a pour tous les goûts !

Actuellement, Les Plumes Indépendantes préparent leur Premier Salon à Captieux, dans le Sud-Gironde.

Il aura lieu le dimanche 30 septembre de 10h à 18h au Centre Culturel. Des surprises vous y attendent !

Venez nombreux !

 

Q comme… Quintilien

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Quintilien, (en latin Marcus Fabius Quintilianus) est un rhéteur et pédagogue latin du 1er siècle apr. J.-C. Il est l’auteur d’un important manuel de rhétorique, Institution oratoire, dont l’influence se prolongea pendant des siècles.

Il est né près de l’actuelle Logroño, dans la province romaine de Tarraconaise en Espagne. Il exerce comme avocat à Rome, revient chez lui comme professeur d’éloquence et avocat. Il regagne Rome après l’assassinat de Néron.

Lorsque Vespasien accède au pouvoir en l’an 69, il décide de promouvoir un enseignement public et son choix se porte sur Quintilien. Il est le premier professeur officiellement rémunéré par l’administration romaine. Son école de rhétorique devient célèbre, il a comme élève Pline le Jeune, peut-être même Tacite.

Je vous devine froncer les sourcils ! Mais que vient faire Quintilien sur un blog d’auteure de littérature noire ?

Un vers célèbre lui est attribué : « Quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando = Qui, quoi, où, avec quels moyens, pourquoi, comment, quand ?

Vous me voyez venir ?

Ce principe renferme, ce qu’on appelle en rhétorique, les circonstances d’une situation : la personne, le fait, le lieu, les moyens, les motifs, la manière et le temps. Il peut s’appliquer dans des domaines extrêmement variés. C’est une méthode empirique de questionnement. Sa simplicité, son caractère logique et systématique permet de structurer aisément la restitution des résultats d’une analyse.

Je l’ai utilisé en formation pour aider mes élèves assistants de service social à construire leur intervention collective auprès des usagers du service social. C’est un élément indispensable dans toute méthodologie de projet pour être sûr de n’oublier aucune étape. Nous l’utilisons aussi en matière de résolution de problème.

Le journalisme utilise le même principe. En anglais, il se traduit en Five W’s = cinq W, pour who, what, where, when, why. Ce qui permet un découpage de l’information par priorité. Les cinq W sont assimilés aux règles fondamentales du reportage, à partir du XXème siècle, pour mettre ainsi en évidence un style journalistique différent du style littéraire, à une époque où la professionnalisation des journalistes s’accentue.

Boèce, philosophe et homme politique latin au 1er siècle apr. J.-C., introduit l’usage des circonstances dans l’instruction criminelle : qui est le coupable ? quel est le crime ? où a t’il été commis ? par quels moyens et avec quels complices ? de quelle manière ? à quel moment ?

Vous voyez où je veux en venir ! Pour écrire mes histoires, j’utilise le même principe !

 

 

Q comme… Quiétude

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

C’est mon état d’esprit actuel ! Je viens de vivre trois semaines de faux farniente sous les acacias et les cyprès italiens et je vous retrouve avec plaisir.

Farniente parce que j’étais en vacances. Le vrai nonchaloir consiste à décider activement de… se reposer. Il n’a rien avoir avec la paresse et l’oisiveté. Mot d’ancien français que j’adore, c’est un verbe dynamique pour ceux qui enfin lâchent prise en congés.

Vivre au fil de l’eau, prendre des décisions de l’instant, ne plus se préoccuper d’hier et de demain est une joie infinie. Ce qui défatigue vraiment, c’est ne plus « s’en faire », refouler les soucis familiaux, professionnels, sociaux…

La seule question, en vacances, est le choix de la grillade ou du fruit du soir. La deuxième question est le choix de l’activité du jour, plage, repos ou visite. Et il n’y a pas d’autres questions ! Dommage de ne pas avoir un temps d’hiver sur le même principe !

Faux farniente parce que j’ai écrit tous les jours ou presque. Le plaisir d’écrire un roman est différent de celui d’écrire un recueil de nouvelles.

Les personnages sont en vous tout le temps, ils vous « parlent », vous suggèrent de rajouter telle ou telle scène, parce que la cohérence de l’histoire le réclame. J’ai construit un plan mais je choisis de faire le synopsis buissonnier !

C’est plus fécond ainsi, je ne suis pas enfermée ( vous pensez bien que l’enfermement, ça me parle, donc impossible ! ). Je m’autorise des rajouts ou des enlèvements de scènes, j’ai laissé surgir un nouveau personnage, j’en ai mélangé deux en une…etc…

Me voici arrivée tout doucement à la moitié de mon roman. Depuis que je suis rentrée, je poursuis mon temps d’écriture quotidienne. En même temps, je n’oublie pas que je vous ai promis un 365 jours de haïkus, et j’en écris tous les jours.

Etre sur deux projets d’écriture à la fois, j’aime beaucoup !