Q comme… Quintilien

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Quintilien, (en latin Marcus Fabius Quintilianus) est un rhéteur et pédagogue latin du 1er siècle apr. J.-C. Il est l’auteur d’un important manuel de rhétorique, Institution oratoire, dont l’influence se prolongea pendant des siècles.

Il est né près de l’actuelle Logroño, dans la province romaine de Tarraconaise en Espagne. Il exerce comme avocat à Rome, revient chez lui comme professeur d’éloquence et avocat. Il regagne Rome après l’assassinat de Néron.

Lorsque Vespasien accède au pouvoir en l’an 69, il décide de promouvoir un enseignement public et son choix se porte sur Quintilien. Il est le premier professeur officiellement rémunéré par l’administration romaine. Son école de rhétorique devient célèbre, il a comme élève Pline le Jeune, peut-être même Tacite.

Je vous devine froncer les sourcils ! Mais que vient faire Quintilien sur un blog d’auteure de littérature noire ?

Un vers célèbre lui est attribué : « Quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando = Qui, quoi, où, avec quels moyens, pourquoi, comment, quand ?

Vous me voyez venir ?

Ce principe renferme, ce qu’on appelle en rhétorique, les circonstances d’une situation : la personne, le fait, le lieu, les moyens, les motifs, la manière et le temps. Il peut s’appliquer dans des domaines extrêmement variés. C’est une méthode empirique de questionnement. Sa simplicité, son caractère logique et systématique permet de structurer aisément la restitution des résultats d’une analyse.

Je l’ai utilisé en formation pour aider mes élèves assistants de service social à construire leur intervention collective auprès des usagers du service social. C’est un élément indispensable dans toute méthodologie de projet pour être sûr de n’oublier aucune étape. Nous l’utilisons aussi en matière de résolution de problème.

Le journalisme utilise le même principe. En anglais, il se traduit en Five W’s = cinq W, pour who, what, where, when, why. Ce qui permet un découpage de l’information par priorité. Les cinq W sont assimilés aux règles fondamentales du reportage, à partir du XXème siècle, pour mettre ainsi en évidence un style journalistique différent du style littéraire, à une époque où la professionnalisation des journalistes s’accentue.

Boèce, philosophe et homme politique latin au 1er siècle apr. J.-C., introduit l’usage des circonstances dans l’instruction criminelle : qui est le coupable ? quel est le crime ? où a t’il été commis ? par quels moyens et avec quels complices ? de quelle manière ? à quel moment ?

Vous voyez où je veux en venir ! Pour écrire mes histoires, j’utilise le même principe !

 

 

Q comme… Quiétude

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

C’est mon état d’esprit actuel ! Je viens de vivre trois semaines de faux farniente sous les acacias et les cyprès italiens et je vous retrouve avec plaisir.

Farniente parce que j’étais en vacances. Le vrai nonchaloir consiste à décider activement de… se reposer. Il n’a rien avoir avec la paresse et l’oisiveté. Mot d’ancien français que j’adore, c’est un verbe dynamique pour ceux qui enfin lâchent prise en congés.

Vivre au fil de l’eau, prendre des décisions de l’instant, ne plus se préoccuper d’hier et de demain est une joie infinie. Ce qui défatigue vraiment, c’est ne plus « s’en faire », refouler les soucis familiaux, professionnels, sociaux…

La seule question, en vacances, est le choix de la grillade ou du fruit du soir. La deuxième question est le choix de l’activité du jour, plage, repos ou visite. Et il n’y a pas d’autres questions ! Dommage de ne pas avoir un temps d’hiver sur le même principe !

Faux farniente parce que j’ai écrit tous les jours ou presque. Le plaisir d’écrire un roman est différent de celui d’écrire un recueil de nouvelles.

Les personnages sont en vous tout le temps, ils vous « parlent », vous suggèrent de rajouter telle ou telle scène, parce que la cohérence de l’histoire le réclame. J’ai construit un plan mais je choisis de faire le synopsis buissonnier !

C’est plus fécond ainsi, je ne suis pas enfermée ( vous pensez bien que l’enfermement, ça me parle, donc impossible ! ). Je m’autorise des rajouts ou des enlèvements de scènes, j’ai laissé surgir un nouveau personnage, j’en ai mélangé deux en une…etc…

Me voici arrivée tout doucement à la moitié de mon roman. Depuis que je suis rentrée, je poursuis mon temps d’écriture quotidienne. En même temps, je n’oublie pas que je vous ai promis un 365 jours de haïkus, et j’en écris tous les jours.

Etre sur deux projets d’écriture à la fois, j’aime beaucoup !