L comme… Lectorat

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Question complexe ! Si les auteurs adorent leur solitude pour écrire, il faut bien en sortir pour conquérir son public. Heureusement que les maisons d’édition font le job, (quoique…) !

En tant qu’auteure indépendante, toute la chaîne de ma main à vos yeux est de ma responsabilité. J’ai un imprimeur du tonnerre, c’est déjà très important, Copy Media merci ! Sur Amazon, nous sommes des milliers, alors de là à être remarquée… Surtout que tous mes acheteurs ne laissent pas de commentaires sur le site.

Comment se faire connaître ? Quand votre famille, vos proches et vos connaissances vous ont lu, comment aller vers les lecteurs inconnus ?

Première marche : présenter ses textes à des concours de nouvelles. J’ai la chance d’avoir été remarquée dans plusieurs départements : le 64, le 75, le 62, le 95, le 44. Soit une nouvelle tous les quatre à cinq envois, ce qui est très encourageant. Cela signifie que j’ai bien un lectorat quelque part qui aime mon univers.

Pour cette année 2018, j’ai envoyé cinq nouvelles aux quatre coins de France.

Je viens de recevoir un message m’indiquant avoir gagné le Premier Prix qui sera remis le samedi 07 avril à l’occasion d’un Salon du Livre Jeunesse. Hourra, du tourisme en perspective ! Mais chut, laissons à la ville la primeur de l’annonce. Je vous en reparlerai et mettrai ma nouvelle sur mon blog, sur la page « découvrez mes textes ».

Deuxième marche : participer à des salons. J’essaie de m’y rendre régulièrement. Mais tous les salons n’accueillent pas d’auteurs indépendants. C’est aussi très chronophage ! Or j’ai une vie professionnelle qui me mange de l’énergie. Pas toujours facile de tout concilier. L’avantage est de rencontrer plein de monde, d’échanger avec les auteurs présents, d’apprendre les ficelles des salons et de passer de très bons moments.

Et vous avez vos lecteurs en chair et en os devant vous ! Je suis toujours surprise qu’ils aient envie de dialoguer avec nous.

Troisième marche : organiser des séances de dédicace dans tout lieu susceptible de m’accueillir. Jusqu’à présent, je suis allée à St Jean-Pied-de-Port m’essayer à l’exercice, (dans ma zone de confort dirait Anaël Verdier). J’y serai à nouveau les 14 et 15 avril pour présenter mon deuxième recueil de nouvelles « Ta mort viendra… et elle aura mes yeux ».

Samedi dernier, j’ai posé mes livres à l’espace culturel du Leclerc de Talence et samedi prochain, 31 mars, je serai à celui du Leclerc de Léognan, en Gironde, (de 10h30 à 19h30, si vous passez par là…).

Je suis toujours étonnée que les gens osent acheter une parfaite inconnue. Leur générosité est remarquable. Ils aiment tellement les livres qu’ils prennent des risques ! Nos échanges sympathiques et souvent passionnants m’encouragent à poursuivre mon activité d’auteure.

Une page après l’autre, un lecteur après l’autre !

K comme… King, Stephen King

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’adore, lorsque les écrivains dévoilent leur rapport à l’écriture. Je vous invite à lire (ou relire) « Ecriture, mémoires d’un métier« . C’est une belle école pour tout auteur. Les propos de Stephen King me touchent car je partage bon nombre de ses convictions.

La première est qu’il faut absolument démystifier « l’inspiration ». Elle n’est pas quelque chose de magique réservé à des élus. L’écriture est une activité qui a ses règles et ses libertés. Il s’agit simplement d’oser s’y mettre. L’essentiel est de jouer avec les mots, les personnages, les situations.

La deuxième est qu’il faut écrire d’abord pour soi, et retravailler son texte pour ses lecteurs. Écrire régulièrement, en donnant une juste place à cette activité dans sa vie, pour ne pas compromettre toute sa vie personnelle et sociale.

Stephen King développe des conseils techniques.

Soigner l’introduction, car elle doit susciter l’envie de poursuivre sa lecture. Nous avons tous en tête des premières phrases qui nous ont marqué. Pas seulement, « Longtemps, je me suis couché de bonne heure”.

Écrire un mot à la fois. Une page après l’autre. En restant fidèle à son style et en ne cherchant pas à copier un autre auteur.

Éviter la forme passive. Il la juge molle. « La nouvelle le surprit » a plus de force que, « il fut surpris par la nouvelle ».

Éviter les adverbes qui souvent font redondance avec l’expression souhaitée. « L’adverbe n’est pas ton ami ».

Faire des paragraphes, « aussi importants sur le plan visuel que sur le plan significatif, ils sont les signes de l’intention ». Une idée dans la première phrase, développée dans les phrases suivantes.

Ne pas être exhaustif dans les passages descriptifs. Juste donner des éléments pour enflammer l’imagination du lecteur. L’étouffer compromettrait son désir de poursuivre l’histoire.

Laisser tomber les passages qui tiennent à cœur, parfois même un personnage qui n’apporte rien à l’histoire. « Enlevez toutes les parties ennuyeuses et tuez vos personnages préférés, même si cela brise votre égo de petit gribouilleur, tuez vos personnages préférés ». Compliqué mais efficace, il faut en convenir.

Le travail de documentation ne doit pas supplanter l’intrigue. J’ai pu expérimenter cet aspect des choses quand j’ai écrit une première version de roman pour ado, qui se passait dans un laboratoire scientifique, à mille lieux de mon quotidien ! (Mais je connais tout désormais sur les résistances des bactéries !)

Stephen King propose aussi de se créer un environnement de travail.

Écrire avec la porte fermée. Ah non pas moi, mes années d’intervention en détention… je suppose.

Aménager une salle de travail. Non plus, j’écris partout : à mon bureau, dans mon lit, sur un banc, dans un café, allongée dans l’herbe… Ma bulle est toute symbolique et possible partout !

Eteindre la télé et éviter les distractions. Pour un texte long, sans aucun doute, mais il m’arrive d’écrire des haïkus dans un environnement sonore.

Respecter des délais. 100% d’accord. C’est pourquoi j’adore les concours de nouvelles. Une date, une contrainte, et c’est parti. Pour un roman, Stephen King préconise une première version en trois mois, soit une saison. Je suis devenue une vraie fan de calendriers !

Faire une pause. Relire ses écrits après un temps d’oubli aide à progresser dans le travail sur la version 2. « Vous verrez que lire votre livre après six semaines sans y toucher sera quelque chose d’étrange et exaltant ». Prendre des notes sur une feuille à part du texte avant de le reprendre.

Creuser. « Les histoires sont des reliques, des morceaux d’un monde pré-existant et inconnu. Le travail d’un écrivain est d’utiliser l’ensemble de sa boite à outils pour exhumer le mieux possible chacun de ses mondes ».

Ecrire et lire tout le temps. Là c’est plus compliqué pour moi. Comme dit l’Ecclésiaste, « il y a un temps pour tout ». Soit l’un, soit l’autre. Je préfère l’immersion complète dans mon processus créatif sans être envahie des mots des autres.

Rendez-vous dans quelques années : à mon tour, j’écrirai un jour mes secrets d’auteur !

 

Ultime message de Stephen King : Écrire rend heureux !

 

 

K comme… Kaléidoscope

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Le kaléidoscope est un tube de miroirs, réfléchissant à l’infini et en couleurs, la lumière extérieure. Son nom vient du grec, kalos, qui signifie beau, eider, aspect ou image, et skopein, regarder.

L’observateur regarde d’un côté du tube, la lumière entre de l’autre et se réfléchit sur les miroirs. Certains jouets contiennent des fragments mobiles de verres colorés, produisant d’infinies combinaisons de jolies images. Avec très peu d’éléments, ils autorisent un nombre incroyable de compositions.

C’est une métaphore de la littérature ! Un homme, une femme, un lieu, et vous pouvez écrire mille et une histoires différentes. Au début de notre formation d’auteur, hésitant à nous sentir légitime, tout n’a-t-il pas déjà été écrit ? Anaël verdier nous répondait à l’académie : « oui mais pas par vous ».

À partir de là, tout devenait possible ! Il suffisait de créer son propre kaléidoscope, selon ses désirs et ses intentions. Chaque auteur crée sa combinaison d’images qu’il donne à voir à ses lecteurs.

Mon kaléidoscope puise du côté obscur de l’âme, j’essaie d’éclairer les ombres qui mènent au meurtre. J’ai choisi de commencer à le construire à partir de l’écriture de nouvelles noires. J’aime beaucoup ce format car il permet la fulgurance d’une histoire et de ses émotions.

En ce moment, j’arrive à la moitié de mon troisième recueil sur la thématique du train et de la guerre. J’ai la joie de vous dire que j’ai trouvé son titre cette semaine. Ce sera : « Vertiges sur les voies ».

Chacun de mes ouvrages est un kaléidoscope à lui tout seul. Des hommes, des femmes, des lieux et des meurtres, et jamais la même histoire.

Les dictionnaires donnent au sens figuré une deuxième définition : « suite rapide d’impressions, de sensations vives et variées ».

À partir de la permanence d’éléments, j’aimerai créer des situations différentes pour vous emporter dans une palette éternelle d’émotions diverses. Je vous invite à regarder dans mon kaléidoscope pour tenter de comprendre ce qui anime mes personnages douloureux et les pousse à commettre l’irréparable.

Chacune de mes nouvelles est un morceau de miroir, pour dire l’énigme de l’amour et de la mort, interroger la bascule de la vie à l’assassinat. Tel le kaléidoscope qui autorise une infinie de combinaisons, l’auteur ne peut jamais cesser décrire.

Ce jeu de miroirs est infini !