C comme… C’est vendredi soir !

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Ah, ah, ah, vous vous attendiez à C comme… crime, je parie ! Pas cette fois. Je viens partager avec vous mon coup de cœur pour le vendredi soir. Moment que j’adore, qui s’ouvre par le rituel de l’apéritif de fin de semaine.

Toute la tension de la semaine se pose dans mon canapé. Je savoure ces minutes qui me séparent du nonchaloir du week-end. J’entre dans ma bulle et malheur à celui qui viendra me déranger.

Je suis d’une patience infinie dans ma semaine parce que mon métier d’assistante sociale est un métier de relations. Je passe mon temps à écouter les gens et Dieu sait s’ils sont malmenés en ce moment.

Mais pas touche à mon week-end ! Si je n’ai pas ma bulle de solitude hors du monde, j’étouffe. Cela m’énerve d’être appelée au téléphone ou si on sonne à la porte à l’improviste (que je n’ouvre jamais). Il est hors de question de sortir, ni pour l’alimentaire, ni pour la culture, ni pour les proches (enfin presque). Ni pour… quoi que soit (quelques exceptions, voter par exemple !).

Le vendredi soir, c’est la promesse du silence, celui qui répare de la fatigue accumulée. C’est le rêve de l’auteure, celui d’écrire enfin, alors que la semaine professionnelle brouille les idées. C’est le désir de lecture, une bulle dans ma bulle, pour respirer au-dessus des nuages, et tenter de comprendre les fureurs du monde.

L’intensité de l’espérance du vendredi soir est d’une saveur particulière. J’aime ce crépuscule qui s’annonce et rend le lundi soudain très lointain. J’aime ce moment ouvert sur tous les possibles. J’aime ma maison repliée en coquillage qui ne tolère que ma présence.

Le temps ralentit jusqu’à épouser mon souffle soudain léger. Des arômes de café ou de thé pour accompagner gentiment la main qui s’attarde sur le papier ou le clavier. Deux jours à venir pleins de désirs d’écriture et de lecture. Rejeter par les fenêtres ouvertes le bruit du travail, se ressourcer pour pouvoir panser les douleurs et les blessures à écouter plus tard.

Etre dans l’ici et le maintenant du vendredi soir… j’adore.

Publicités

4 réflexions sur “C comme… C’est vendredi soir !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s