Alors je raconte…

Mauves surplombe le fleuve, « souvent mes yeux furent attirés par la belle lame d’or de la Loire (…) et ses longues nappes diamantées (…) au milieu de ses sables dorés (…) souvent, la superbe nappe de la Loire produit l’effet d’un lac (…) j’étais tout entier à ma délicieuse sensation« . (Balzac)

En cet après-midi d’avril, un brin frisquet la virée au bord des rives ! La chaleur est à l’intérieur de la Salle du Vallon où se tient le Festival du Polar « Mauves-en-Noir ». Une trentaine d’auteurs installée derrière leur table. L’ambiance est bon enfant, les conversations vont bon train. Les lecteurs ont le temps de flâner, de parler vraiment aux auteurs, qui eux aussi prennent le temps des échanges.

Les fidèles de mon blog savent à quel point ma fréquentation des salons est récente. Mon rapport à la lecture ne souffre d’aucune intrusion, aventure solitaire et émotions privées. Bouche cousue ! Alors vous pensez bien que parler aux auteurs… est une aventure hors de portée pour l’instant.

J’ai juste demandé aux écrivains du recueil de nouvelles « Un trou noir, c’est troublant », de me dédicacer leur nouvelle parce que mon texte est leur voisin de page. Danielle Thiery, à qui j’ai rappelée que le jury qu’elle présidait m’avait offert le troisième Prix du Concours de Bessancourt, a insisté pour que j’écrive un roman. Elena Piacentini m’a expliqué l’origine de son premier roman. Dominique Delahaye a griffonné quelques mots en silence (ben forcément, je suppose qu’il attendait un mot de lecteur). Anouk Langaney m’a mis une jolie mention. Sylvain Forge m’a donné raison, écrire un roman tout en travaillant, c’est compliqué, le format de la nouvelle est plus simple à gérer. Dominique Forma est un taquin souriant et Sylvie Granotier paraissait fatiguée. Ian Manook est un homme chaleureux et Jean-Bernard Pouy m’a parlé du Pays Basque où il avait des cousins.

J’ai assisté aux tables rondes. J’adore l’exercice. Au milieu de passionnés du livre, je me régale. Dans ce contexte, je peux plus facilement poser des questions aux auteurs. L’après-midi est passée à vive allure et la remise des prix est arrivée. Grand moment. Le prix de la Ville a été remis à Antonin Varenne pour « Battues », avec un bouquet de fleurs. Arrivé en moto depuis la Creuse, il se demandait comment il allait faire ! Il était très ému car ce prix est celui des lecteurs de Mauves et sa région.

Puis les six lauréats adultes et les six lauréats lycéens ont été appelés. Nous avons reçu des livres en cadeau. Entendre son nom et être applaudi, un bonheur… Ma nouvelle « Cadavre exquis » a trouvé son public à Mauves-sur-Loire. L’idée que mon texte va courir de sa propre vie désormais est vertigineuse. C’est encourageant, vraiment, mes lecteurs commencent à exister « pour de vrai » dans ma tête.

Pour le prochain salon, je m’améliorerai. Premièrement, lire les derniers ouvrages des auteurs invités, deuxièmement préparer un petit topo, troisièmement sélectionner quelques questions. Et se faire confiance.

Les auteurs sont des hommes et des femmes comme les autres !

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3 réflexions sur “Alors je raconte…

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