Promesse tenue !

Dans mes engagements de début d’année, je m’étais promis de franchir une nouvelle étape : participer à des Salons du Livre. Ecrire est une chose, aller à la rencontre de ses lecteurs en est une autre. Je franchis le pas, non sans une certaine appréhension.

L’exercice me semble complexe. Je n’ai aucune représentation de ce que cela peut être. je n’ai aucune idée du genre d’échanges possibles. Je ne suis pas moi-même une fan de salons. Rencontrer les auteurs de polar dont j’aime les histoires n’a jamais été dans mes sorties préférées.

Bref l’inconnu total ! Comme écrit mon poète préféré, René Char, « enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse, oblige-toi à tournoyer (…) tu connaîtras d’étranges hauteurs ». Soit. Tentons l’aventure.

Je vous invite à me retrouver le dimanche 08 mai au Salon du Livre de Grignols, le dimanche 25 septembre à Romagne et le dimanche 09 octobre à Saint-Estèphe, tous trois en Gironde. Je sollicite le soutien de ceux qui me connaissent et l’indulgence de ceux qui ne me connaissent pas.

Je vais présenter mon premier recueil de nouvelles noires « Eclats de rage », et ses histoires d’ados meurtriers, et mon guide touristique sur Saint-Jean-Pied-de-Port, (actuellement en version papier et numérique sur Amazon). Mon interlocutrice de l’Imprimerie  Copy-Média a été parfaite !

En attendant, je me creuse les méninges pour inventer des dédicaces. J’imagine des profils de lecteurs, je m’entraîne à trouver des questions et leurs réponses, à entendre des compliments et des regrets, à voir passer les gens qui ne s’arrêteront pas…

J’essaie de me projeter dans cette posture particulière d’auteur de salon ! Alors… que se passera-t-il ?

Je vous raconterai bien sûr !

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Fête, vous avez dit fête…

La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation amoureuse remonte au XIVème siècle en Angleterre. Pour eux, le 14 février était le jour où les oiseaux s’appariaient. A la même époque, des poètes la mentionnent, Othon de Grandson, Chaucer ou Charles d’Orléans. Il était courant que les amoureux échangent des billets et s’appellent chacun leur Valentin.

Ah le mystère de la rencontre ! Aucun couple ne sait vraiment dire pourquoi lui et/ou pourquoi elle. Les mots ne sont jamais suffisants pour éclairer l’origine du lien et surtout sa pérennité. Souvent, nous savons dire le contexte de la rencontre, ce qui nous a séduit ou surpris, ce qui fait trace dans la mémoire jusqu’à aujourd’hui. De là à tout comprendre… Il reste « un je ne sais quoi » d’insaisissable dont le charme renouvelle la promesse.

Quand j’étais enfant, mon modèle était (est toujours, je l’avoue!) Baucis et Philémon dont l’histoire nous est comptée dans les Métamorphoses d’Ovide. Un couple heureux qui vieillit dans la tendresse mutuelle et l’attention aux autres, demandant à Zeus de ne pas être séparés dans la mort. Lorsqu’elle survient les amenant tous deux, ils sont changés en arbres qui mêlent leur feuillage, Baucis en chêne et Philémon en tilleul. J’adore cette histoire !

Le meurtre passionnel me fascine depuis toujours. Oui je sais, c’est sans transition ! Mais vous êtes sur un blog d’auteur de littérature noire. Je ne pouvais pas ne pas en parler ! Ah quand la passion amoureuse tourne au drame…

Selon une enquête de Médiapart, tous les deux jours et demi, en France, un couple est le théâtre d’un meurtre. En 2011, 122 hommes ont tué leur compagne, 24 femmes ont tué leur conjoint, 1 femme a tué sa concubine. Cela représente 17,40 % des homicides et des violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner.

42% des auteurs se sont suicidés et 14% ont tenté de le faire. L’arme (à feu ou blanche) constitue le mode opératoire le plus courant. Dans 30 cas, la mort s’est produite par strangulation. Dans 7 situations, des coups donnés avec les pieds ou les poings ont « suffi ». Dans la majorité des situations, la séparation se révèle la cause du meurtre.

D’une manière générale, les hommes tuent plutôt pour « garder » leur femme (même morte, elle leur appartient encore), pour s’opposer à la rupture, tandis que les femmes tuent pour entériner une rupture dont elles ont pris l’initiative ou pour se dégager d’une relation devenue insupportable.

Jusqu’aux années 70, ces crimes étaient souvent excusés. La moyenne des condamnations est aujourd’hui de 14 ans. J’ai en tête beaucoup d’histoires entendues dans mon activité professionnelle à la prison, je me rappelle clairement plusieurs visages d’hommes ravagés et de femmes soulagées. Un point commun : l’absence de reconnaissance de l’altérité.

Alors pour que le couple reste une merveilleuse aventure, restons chacun un, refusons la fusion mortifère, magnifions notre singularité, acceptons de ne pas tout saisir de l’Autre.

Je vous souhaite une bonne fête de Saint-Valentin… tous les jours de l’année !