Promenons-nous dans les livres…

Un dimanche de lectrice au milieu des auteurs et des livres.

En matinée. Le Salon de St Estèphe accueille chaleureusement ses invités. Je suis allée soutenir le premier salon de mon amie Elisa Tixen qui a publié aux Editions de La Rémanence « Sans traces apparentes ». Formidable moment de joie partagée.

Mais j’ai trouvé l’exercice compliqué quand j’ai déambulé dans les travées. J’hésitais à feuilleter des livres devant les auteurs eux-mêmes. Comment reposer sans rougir le livre parce qu’on ne l’achètera pas ? Comment s’approcher sans forcément entretenir une conversation ? Je crois que je n’aimerai jamais les salons !

Dans l’après-midi. Lire en poche à Gradignan brasse une quantité de promeneurs. Les auteurs alignés en rang d’oignon devant leur pile d’ouvrages, les lecteurs dans l’attente des dédicaces, beaucoup de bruit et de mouvements. L’avantage a été de m’attarder devant les stands de librairie, feuilleter à loisir les livres, sans croiser les regards des auteurs.

Même si cette abondance me laisse toujours un profond désarroi. Tous ces livres que je n’ai pas le temps de lire !

Finalement, j’ai choisi un auteur de polar, que je ne connaissais pas. Je me suis pliée à l’exercice de la dédicace, « pour voir ». Une première ! Mais c’était plus facile d’aller faire signer mes achats à un auteur pas encore lu  ! Pas de conversation à tenir sur son écriture. Honnêtement, je n’ai aucun goût pour jouer les fans ! La rencontre avec le livre reste pour moi de l’ordre de l’intime et du silence.

Décidément, l’exercice des salons n’est pas pour moi, en tant que lectrice. Je n’ose imaginer le jour où je serai de l’autre côté ! Quel auteur de salon pourrais-je devenir ?

Sûr, je mets déjà une pancarte : « Ne s’obliger à rien ! vous pouvez lire la quatrième de couverture sans acheter et sans parler avec l’auteur !!! »

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Une réflexion sur “Promenons-nous dans les livres…

  1. Et j’étais ravie de ta visite et de ton soutien. C’est vrai, on regarde les choses autrement quand on se projette à la place de l’autre ou quand on les découvre comme source de l’inconnu. Si j’ai partagé tes ressentis le matin, la foule de l’après-midi a gommé en grande partie cette sensation d’une foire aux livres aux allures de foires aux bestiaux. La foule permet à chacun d’échanger un mot, un sourire, de s’attarder ou de passer sans se sentir contraint par les attentes de l’autre : donner son livre à lire ou dénicher la bonne histoire qui accompagnera pendant quelques jours ou semaines. Merci pour ce billet qui soulève une question très intéressante Agnès 🙂

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