Enfin !

Et voilà, j’ai le plaisir de vous annoncer que la structure de mon roman « A couteaux tirés » est terminée. J’ai en place le déroulement de mon histoire. Je peux enfin commencer la version 1. C’est nouveau pour moi d’avoir travaillé ainsi. Avant d’intégrer la formation d’Anaël, je n’ai écrit que des nouvelles. Sans plan en ayant simplement la chute. Au fil de la plume. Je vous livre aujourd’hui un texte ancien, « Isadora », sur ma page « Découvrez mes textes ».

Expérimenter la construction par un résumé de chaque séquence puis de chaque scène est une aventure qui m’a donné de la confiance et de l’assurance. On pourrait croire qu’avoir une structure tue l’imaginaire. Mais non, elle est simplement un support. On peut toujours intégrer des changements et suivre des intuitions nouvelles. Le cadre n’enferme pas, au contraire, il autorise des espaces de liberté dans la cohérence déjà construite du déroulement de son histoire. Je l’ai découvert dans l’écriture de mon recueil de nouvelles « Eclats de rage ». Je me suis sentie soutenue, j’ai rencontré moins de résistance et de découragement. Aller d’une traite au bout de mes choix a été follement amusant.

Je vais l’appliquer à l’écriture de mon premier roman. Il me tarde de commencer. La consigne est d’écrire une première version de bout en bout, avant de retravailler pour la version 2. Il n’est pas utile de fignoler de trop près au risque de ne plus avancer, de se laisser distraire par trop d’exigence. Celle-ci est pour le travail de réécriture. Je me sens des ailes ! Mes personnages sont désormais caractérisés, je connais par cœur leurs modes de relation, l’histoire du meurtre du Directeur du Centre Educatif est très claire, l’histoire de l’enquête aussi.

Je vous rappelle le pitch : Léa Aubert, jeune Capitaine de Police à la Brigade des Stupéfiants, fait du cheval chez son oncle qui anime un Centre Equestre à Lou Brucà. Celui-ci jouxte le Centre Educatif de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Une tempête cataclysmique s’abat sur le Bassin d’Arcachon. Pendant ce temps, le cadavre du Directeur du Centre, Romain Duval, est découvert dans son bureau. Le Procureur de la République, venu rencontrer la fille d’un ami, est présent. Léa et son oncle débarquent se mettre à l’abri. Le Centre, isolé dans la forêt, est coupé du monde, une nuit et un jour avec tous ses résidents. Le coupable est parmi eux. Huit suspects : les mineurs délinquants Malika, Coline, Loïc et Mustapha, l’épouse Mirabelle Duval, l’éducateur Ianis Joubert, le veilleur de nuit Mathieu Ronet, le maire du village et oncle de Léa, Lugan Cazeneuve. Qui avait intérêt à la disparition de Romain Duval ?

Mes premières phrases (provisoires) :

Février traîne son ennui. Léa déteste le mois de février. Depuis longtemps, depuis toujours. Petite, elle se recroquevillait sous son édredon rouge et ne voulait jamais se lever. Sa mère finissait par la tirer du lit à coups de pantoufles.

Aujourd’hui, elle s’enfouit sous sa couette, évite de regarder par la fenêtre la grisaille ouatée du jour. Elle dort sans fermer les volets. Sa chambre de fillette à Grenoble donnait sur le cirque des montagnes. Qu’est-ce qu’elle donnerait pour y être encore ! Grandir est une malédiction dont on ne se remet jamais.

En arrivant le mois dernier, elle a choisi, dans un immeuble du Quai des Chartrons, l’appartement le plus haut. Il donne, côté sud sur les toits de la ville, à l’est sur le fleuve. La Garonne engourdie par le froid étend son manteau beige jusqu’à l’estuaire. Sa couleur ne cesse de l’étonner. Elle n’arrive pas à s’y faire. Les eaux de son enfance restaient vertes ou bleues, batifolant sur les rochers, parfois chocolat quand la fonte des neiges brunissait les flots. Mais cela ne durait pas.

Allez, je vous laisse pour continuer la suite !

2 réflexions sur “Enfin !

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