Lire, lire, lire encore…

Hier soir, La Grande Librairie proclamait les résultats de son enquête : quel est le livre qui a changé votre vie ? 5500 réponses. C’est incroyable !

La palmarès est le suivant. Les livres les plus cités : 1. Le Petit Prince.  2. L’étranger.  3. Voyage au bout de la nuit. 4. L’écume des jours. 5. A la recherche du temps perdu. 6. Le grand Meaulnes. 7. L’alchimiste. 8. Belle du Seigneur. 9. Cent ans de solitude. 10. Les fleurs du mal. 11. La peste. 12. Harry Potter. 13. 1984. 14. Le monde selon Garp. 15. Crimes et châtiments. 16. Le Seigneur des Anneaux. 17. Le Parfum. 18. Le journal d’Anne Frank. 19. Madame Bovary. 20. Les Misérables. Et je ne résiste pas à vous donner le vingt-et-unième que j’adore : Antigone de Jean Anouilh. Allez lire les commentaires sur le site de l’émission. C’est un régal ! Sur ces 21, j’en ai lu 16. Mais j’ai choisi pour mon vote « Fureur et Mystère » de René Char, un poète. Ma passion. Toute son œuvre à la Pleïade est sur ma table de chevet.

Chaque empreinte est différente. Soit le message de l’auteur, soit le style, soit l’histoire, soit l’atmosphère, soit le personnage… Oser dire ce que lire m’a donné me semble une effraction insoutenable. Longtemps, les livres, oui, les livres, indistinctement, ont participé à ma survie. Le refuge, gamine, des après-midi entières, où ma tante s’inquiétait de ne jamais me voir sortir et jouer comme tout le monde, puis adolescente, des soirées entières, à chercher la quête du sens de la vie, enfin des nuits entières, jeune adulte, à me sauver de l’engloutissement du néant. Les livres, planche de salut !

Puis, j’ai cessé de lire de la littérature blanche. Je voulais vivre par moi-même, cesser de me réfugier dans les héros de mes livres, oui, de mes livres, toujours indistinctement. Cette fois, j’allais devenir l’héroïne de ma propre vie ! Enfin ! Et ça a marché ! Quitter les livres, c’est aussi, paradoxalement, accepter d’écrire les pages de sa propre histoire.

Je me suis mise à lire de la littérature noire et policière, exclusivement. Elle aborde la question du sens. Sens de la vie, de la mort et de l’amour. Questions énigmatiques auxquelles chacun a sa réponse singulière. J’écris pour, à mon tour, creuser ce sillon de l’incompréhensible questionnement de l’aventure humaine.

Depuis peu, je recommence à lire de la littérature blanche. J’ai changé mon rapport à la lecture.

Mais je remarque surtout, depuis mon embarquement dans l’Académie d’Anaël Verdier, je n’ai plus le temps de lire !!!

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