Septembre 2014. Trouvez des histoires et des personnages !

1. La série feuilletonnante

Quatre nouvelles d’une vingtaine de pages doivent représenter une série feuilletonnante. La construction de l’intrigue principale répond à des modalités particulières. Les personnages doivent être suffisamment forts et nombreux pour tenir le lecteur jusqu’au bout de l’histoire !

Je continue d’explorer la littérature noire et policière. Dans mon recueil de nouvelles de l’année dernière, j’avais choisi le genre noir. Mes héros sont des adolescents qui passent à l’acte meurtrier, en ayant l’illusion de soulager leur douleur.

Cette fois, j’ai choisi comme héroïne une Capitaine de police parisienne envoyée à Bayonne démanteler une cellule d’Iparretarrak. J’ai choisi l’année 1982. Le groupe séparatiste a mené plusieurs attentats en Pays Basque nord. Parallèlement, le GAL venu d’Espagne pourchasse et assassine les séparatistes d’ETA réfugiés en France.

Ma série interroge la question de l’identité, et les décisions prises en son nom, ainsi que la question du choix, ses motivations et ses conséquences. Ceci à travers deux thématiques : la politique et l’amour.

Mon titre est pour l’instant : « Vivre libre ou mourir ». J’aime bien me mettre à écrire avec un titre même provisoire. Je pense qu’il donne le ton ! En général, je les trouve assez facilement. Remue-méninges dans tous les sens puis il y a un moment où je le sens juste. Mais qui sait ? Il sera peut-être tout autre à la fin de l’année !

Ce mois-ci, je vais explorer mon univers et construire mes personnages. Je vais me documenter sur la question basque, sur les mouvements séparatistes du Pays Basque sud et nord, trouver des études de chercheurs, de journalistes, lire des témoignages des acteurs de l’époque.

2. Le roman

J’ai construit deux synopsis l’année dernière : une enquête policière classique et une comédie romantique. Je voulais expérimenter ce genre  pour voir si un jour je saurais écrire léger et drôle. Mais pour l’instant, je reste dans le genre polar.

J’ai choisi d’écrire le deuxième synopsis que j’ai intitulé « A couteaux tirés ».

Léa Nevers, jeune Capitaine de police, est mutée à Bordeaux, suite à une procédure disciplinaire. De repos, elle fait du cheval chez son oncle qui anime un Centre équestre à Lou Brucà. Celui-ci jouxte le Centre Educatif de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Une tempête cataclysmique s’abat sur le Bassin d’Arcachon.

Pendant ce temps, le cadavre du Directeur du Centre est découvert dans son bureau. Un substitut des mineurs, venu entendre en audition une jeune mineure, est présent. Léa et son oncle débarquent se mettre à l’abri. Le Centre, isolé dans la forêt, est coupé du monde une nuit et un jour avec tous ses résidents.

Le coupable est parmi eux. Huit suspects : les mineurs délinquants Malika, Coline, Loïc et Mustapha, le veilleur de nuit Mathieu Ronet, un éducateur Lucas Joubert, l’épouse Mirabelle Gauthier, le maire du village et oncle de Léa, Lugan Cazeneuve. Qui avait intérêt à la disparition de Romain Gauthier ?

Ce mois-ci, je vais établir mes fiches personnages. Tout connaître de leur personnalité, de leurs désirs, de leurs faiblesses, et essayer d’anticiper leurs interactions possibles.

A la prochaine !

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Septembre 2014. C’est la rentrée !

Vendredi 05/09

19 heures. 9 rue du Hâ. Nous chahutons, pire que des collégiens. Heureux de nous retrouver. La tête encore dans les vacances. Il faut se remobiliser sur le programme de l’année.

Les attendus : Pour juin prochain, l’écriture d’un roman à partir d’un des synopsis construits l’année dernière, une série feuilletonnante de quatre nouvelles d’une vingtaine de pages. De septembre à Janvier, l’écriture en binôme d’un épisode de série bouclée d’une bible préexistante, et de Février à Juin, l’écriture d’un scenario (BD ou audiovisuel) à partir d’une nouvelle de l’année dernière.

Anaël nous présente 8 week-ends riches d’enseignement.

Soirée du vendredi : apports théoriques.

Samedi matin : atelier en sous-groupe, groupe A sur le roman et groupe B sur les nouvelles. Samedi après-midi : atelier en sous-groupe, groupe A sur les nouvelles et groupe B sur le roman. Samedi soir : travaux dirigés.

Dimanche matin : de septembre à janvier, travail sur l’épisode de série bouclée et de février à juin, sur l’écriture d’un scenario. Dimanche après-midi, techniques de marketing et utilisation des technologies de l’information.

Samedi et dimanche, sur le temps du déjeuner, visionnage de séries cette année (de films l’année dernière) avec questionnaire d’analyse d’une quinzaine de questions.

Je sens que nous n’allons pas chômer ! Jongler sur trois projets en même temps est chronophage. Cela demande un sens de l’organisation à toute épreuve, pour concilier écriture, vie familiale et vie professionnelle.

Allez, en route pour cette nouvelle aventure !

« Buuut ! et mat ! »

Concours de nouvelles Livres en tête. Paris Novembre 2012. Thème polar, 400 mots maximum. Texte retenu.

 

Le jour déclinait. Le ciel transparent aspirait les écumes roses des nuages. Le grondement sourd des rafales de vent pliait rageusement les branches des prunus.

Lisandru, le meilleur défenseur de l’équipe, n’arrivait pas à quitter le banc du vestiaire. Le public avait depuis longtemps quitté les gradins, rejoint le Vieux-Port pour assister au traditionnel « fugare ». Au pied des remparts, le spectacle était magnifique. L’immense brasier était attendu chaque année avec impatience.

Il était anéanti. Le silence envahissait Furiani dans un bruissement de brins d’herbe. 4 – 3. L’équipe avait gagné. Les larmes de Lisandru coulaient sans bruit sur ses joues creusées d’angoisse et de fatigue. Cette fois, il ne s’en sortirait pas.

Letizia ne cessait d’aller et venir devant la fenêtre. Elle était prête. Elle adorait assister au feu de la St-Jean. Mais la soirée avait mal commencé. Stefanu, entraîneur légendaire du Sporting, était revenu abattu de son match.

Il s’attardait au téléphone sur la terrasse. Elle ne saisissait pas la teneur des propos mais entendait la colère heurter les murs et cogner les étagères.

Transie de peur, elle serrait les mains sur les brides de son sac. Elle se surprit à se signer. Cette fois, il ne s’en sortirait pas.

Après le match, le Président Pietru rejoignit son bureau. Le coffre-fort ouvert, il contemplait les liasses. Ses mains tremblaient. Les pots-de-vin n’avaient servi à rien. L’attaquant intègre avait fait son job et Lisandru, merveilleusement maladroit, n’avait pas suffi à renverser le sort.

Il repensa à la première rencontre. Il n’avait pas eu le choix. Il lui fallait de l’argent frais, la descente du Club avait ruiné les caisses.

Et comment recommencer ? Le retour en Ligue 1 coûtait tellement cher. L’économie sur l’Ile ne permettait plus les générosités honnêtes des investisseurs. Il avait fait la dernière chose qu’il pensait pouvoir faire. Cette fois, il ne s’en sortirait pas.

Ange éteignit son portable. Dans le bruit assourdissant de sa boîte de nuit, la foule dansait et buvait, indifférente aux résultats. Ses nervis se tenaient bien droits dans leurs fauteuils et ne mouftaient pas.

Il termina lentement sa bière belge, se leva, leur fit un signe de tête. Le trio sortit et se dirigea vers la voiture. Ils s’enfoncèrent dans la nuit. Le lendemain, trois corps gisaient au pied de la Tour de Miomo.

Cette fois, ils ne s’en étaient pas sortis.

Fin

« E pericoloso sporgersi »

Juin 2013. Concours de nouvelles policières. Sous la présidence de Danièle Thiery. Thème : les trains du mystère. 95550 Bessancourt. 3ème prix.

Janvier 1943

            A Miramas, la Cité Capitaine se préparait aux angoisses de la nuit. Celle-ci s’avançait dans le brouillard blafard des lampes falotes. Au loin, la gare de triage apaisait peu à peu ses bruits et ses mouvements.

L’épouse du Chef de gare se hâtait de fermer les volets car le froid commençait à s’infiltrer dans les vitres disjointes. Elle était fatiguée. De longues heures devant la boucherie avec ses tickets de rationnement étaient venues à bout de sa dernière énergie.

Deux adolescents, cartables sur le dos, couraient vers la passerelle qui les amènerait en centre ville. La sirène se mit à hurler le couvre-feu lorsque la colonne des soldats tourna au coin de la rue.

Janvier 1978

Honoré, d’un pas lourd et fatigué, se recroqueville dans son manteau. Tout en marchant vers sa machine, il se roule maladroitement une cigarette, doigts engourdis de lassitude. La belle gitane lui sourit de toute sa silhouette menue. Il essaie de se réchauffer en pensant à sa femme Marie et ses filles.

C’est un enfant qui a découvert le corps, gisant sur les cailloux du ballast, en pleine campagne vauclusienne. Une femme d’une cinquantaine d’années, retombée sur le dos après avoir roulé sur les pierres, visage marbré par la chute. La lame a pénétré très loin sous l’omoplate. Les yeux agrandis d’effroi et d’incompréhension se figent sur le voltage de la voie.

De taille moyenne, elle porte une robe étroite dont la ceinture étreint la taille fine. Un talon s’est brisé, les bas sont déchirés. Elle est encore belle car les années passées la marquent à peine. Elle a été balancée dans le vide par la fenêtre.

« E pericoloso sporgersi » songe le Commandant Clara Iperti. Elle fredonne la chanson de Claude Nougaro. Honoré n’en revient pas. C’est dans son train que le drame est survenu. Il le prend comme une offense personnelle. Il ne cesse d’en parler à son collègue et ami Léon, le contrôleur.

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« Visée à haute tension »

Octobre 2012. Concours de nouvelles littéraires. A partir d’une photo. 62223 ANZIN-SAINT-AUBIN. Texte sélectionné aux côtés des primés.

Le temps incertain égrène sur un ciel bleu pâle quelques traînées grisâtres. L’après-midi s’avance peu à peu sans coup férir. Solitude sereine dans le froid du Nord.

Je suis sorti pour quelques clichés. Le lourd matériel pend à mon épaule. J’ai toujours aimé l’hiver et ses premières neiges emportant la poussière des arbres d’automne.

Je rentre de Syrie. Je me ressource sur ma terre natale. La neige apaise toujours mes couleurs d’horreur que je ramène dans mes bagages.

Que font-ils dans le champ ? Je les aperçois depuis la fenêtre. Deux hommes et une femme. Elle se tient en retrait. Un homme pointe son bras vers l’horizon. Que peut-il bien montrer ? à part des lignes à haute tension, il n’y a pas grand-chose par là.

Je prends un cliché. Le contre-jour est superbe. Le trio se détache nettement sur l’amoncellement de nuages blancs. La neige est écarlate de blancheur au premier plan. La route cicatrise dans la froidure du ciel.

Je suis entré prendre un kawa. De toutes mes pérégrinations internationales comme photographe, c’est encore ce café que je préfère. Presque caché par la pente, que seuls les habitués fréquentent.

Il a l’odeur de mon adolescence. Avec les copains, dans nos virées à vélo, nous nous arrêtions souvent, alors que l’on se prenait pour les champions des pavés du Nord. Le taulier est le même, juste un peu plus blanc, juste un peu plus vouté.

Il fermait les yeux sur notre âge. Nous commandions une bière. Une seule, avant de repartir tutoyer nos rêves.

Comment sont-ils arrivés là ? Je ne vois pas de voiture. Où peuvent-ils bien aller ? Le prochain village est éloigné. C’est le seul café à la ronde dans un rayon de 10 km.

De plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été curieux. Curieux des gens, curieux des choses. Pour ma grand-mère, c’était un vrai défaut qui allait me jouer des tours. Tandis que pour mon grand-père, c’était une vraie qualité, qui allait m’ouvrir des portes.

Ainsi ai-je toujours vu la vie avec eux en noir et blanc et compris très tôt que la réalité est bien plus compliquée que les certitudes de mes grands-parents ! C’est grâce à eux que je suis devenu reporter photographe. Interroger la vie depuis mon objectif pour m’approcher du réel. Comprendre le monde dans la visée de mes doutes pour éclairer les comportements.

Ils ont fini par rejoindre la route. Je les vois hésiter. La femme a l’air d’insister, un des hommes s’agite. C’est l’autre qui prend l’initiative de descendre. Elle a poussé la porte du café, dit brièvement bonjour avant de s’installer près de l’autre fenêtre.

Je l’ai dans mon champ de vision. Elle n’a pas desserré les dents depuis qu’elle est entrée, ignore ostensiblement les deux hommes assis en face d’elle.

Il y a de l’orage dans l’air, mais de l’orage glacé, concassé au fond des verres, pilé, tranché. Est-elle épouse de l’un, amante de l’autre ? Il ne semble y avoir aucune intimité entre ces trois là.

Comme dirait notre ami Thierry, ils ne partiront pas en vacances ensemble !

J’ai demandé un autre café et m’attarde. L’un a sorti une carte topographique de sa poche, s’est penché vers ses compagnons, semble vouloir les convaincre. Elle a soupiré, dit quelques mots avec véhémence. L’autre homme s’est levé. S’approchant du comptoir, il a demandé s’il pouvait téléphoner.

A l’heure du portable, c’est étonnant ! Qu’aucun des trois n’en ait un, encore davantage. Ce trio m’intrigue. Dans un flash, je me suis revu pour mon reportage à Mexico, où les malfrats évitaient soigneusement de se munir de portable.

Ce rapprochement m’amuse, nous sommes dans la campagne, à mille lieux des violences citadines, il fait bon vivre ici. Même si la pauvreté a encore augmenté ces dernières années. L’agonie du bassin minier saigne encore dans les veines des gens.

Dans le quart d’heure qui a suivi, une voiture s’est garée. C’est une femme qui les a rejoints. Une boule d’énergie, faite de colère et d’effroi. Oui elle a peur, je peux sentir depuis ma table cette odeur caractéristique qui ne me quitte pas dans les points chauds du globe.

Ils rejoignent le véhicule. D’un bond, je me lève, prétexte une entorse pour emprunter le scooter du taulier.

Ils sont partis sur la gauche, j’aperçois de l’autre côté du champ, une voiture. Elle doit être en panne. Ils prennent effectivement leurs affaires. Je fais semblant de trifouiller mon scooter et ne les quitte pas des yeux.

Ils me dépassent et je les suis. J’en profite pour les flasher à nouveau.

Ils ralentissent, se garent sur le bas-côté et descendent. Ils ont l’air de se disputer. Les corps sont tendus, et les lèvres pincées, les gestes saccadés.

Pour éviter d’être repéré, je m’enfonce dans le petit bois qui jouxte la route. Les broussailles sont suffisamment fournies pour un abri.

L’homme ouvrant à nouveau sa carte topographique désigne de la main la direction du pylône à haute tension. Manifestement, il veut s’en approcher, l’autre homme hésite, regarde autour de lui, les femmes immobiles se sont tues.

Il a ouvert le coffre et sorti une barre à mines. Je n’en mène pas large. J’hésite à appeler les flics. En attendant de prendre une décision, je fais ce que je sais faire de mieux, des photos. Je zoome sur les visages.

L’air s’est brusquement refroidi. La neige s’égoutte des branches gelées, les ronces me piquent les mains. Une légère brume est en train d’envahir le petit bois tandis que l’obscurité de la fin de journée s’avance. Les loups et les chiens ne vont pas tarder à hurler.

Il s’est attaqué au caisson du pied du pylône. La tension est palpable dans les attitudes. Personne ne parle. Il dégage deux sacs de toile. Et là, je me rappelle, l’attaque de la bijouterie.

Je sors mon portable. Pas eu le temps. Un coup de feu a jailli. Mon matériel vole en éclats. Nouveau coup de feu ! Jamais blessé en reportage, je vais mourir chez moi !!

Le lendemain, le taulier a ouvert le journal. Le promeneur qui a trouvé le photographe l’a entendu prononcer quelques mots avant de sombrer dans le coma : « c’est ma grand-mère qui avait… ».

Fin

« Une minute et demie »

Octobre 2007. Concours littéraire de « La Dame des Aulnes », Kliho, 64480 HALSOU. Catégorie Nouvelles. Thème libre. Prix du Parchemin d’Argent.

– I

            Lorsque Lydia Meunier sortit du Service Départemental de Réinsertion, installé dans le Palais de Justice, il faisait nuit noire. Seule, brillait la lumière du bureau du Directeur Elle évita de lui dire au revoir. La journée avait été difficile. Elle était fatiguée de tous ses entretiens avec des délinquants de plus en plus paumés, pour lesquels les solutions diminuaient comme une peau de chagrin en ces temps de récession. Le travail social n’était plus à la fête; il fallait gérer l’exclusion avec des bouts de chandelle. Tonnerre et éclairs se firent entendre et voir, alors qu’elle remontait vivement la rue jusqu’à sa voiture. Elle détestait ce mois de mauvais temps qui rendait la ville moche et glauque. Il semblait que le pire ne pouvait arriver que ces jours-là. Malgré la circulation et de mauvais essuie-glaces, elle roula vite sur les boulevards bordelais pour retrouver sa couette et son polar.

            La dernière greffière quitta l’étage. La Procureure de la République Denise Courbin achevait de rédiger son rapport annuel, dans l’attente de l’Inspecteur. Elle lui dit à peine au revoir, elle était soucieuse depuis quelques temps, envahie par un vague malaise dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Paris et ses étourdissements lui manquaient. L’atmosphère du Palais de Justice empestait d’ambitions idiotes, de conflits mesquins, de rumeurs malveillantes. Elle s’isolait de plus en plus et sentait grandir l’ostracisme de ses collègues. Il faut dire que ses frasques amoureuses, ses parties de tennis sur le temps de travail et son côté je-m’en-foutiste indignaient cette bourgeoisie bien pensante. Elle se mit à rire, cela lui était complètement égal.

            Aujourd’hui, l’Inspecteur Emile Brousse était plutôt de bonne humeur; pas de cadavres depuis plusieurs jours, des affaires de routine comme il les aime quand il pleut trop pour sortir. Soudain, il bondit sur ses pieds. Il avait failli oublier son rendez-vous avec la Procureure de la République. Il se hâta vers le Palais de Justice. Courbant le visage sous sa casquette pour éviter le déluge, il ne vit pas que sur la façade ouest, seule, brillait la lumière du bureau du Directeur. Il croisa l’assistante sociale qui se débattait sous son parapluie; un joli brin de fille. Dommage qu’il se sentît si vieux. Ils travaillèrent tard; il en avait l’habitude. C’est sa femme qui râlerait encore, vouant le procureur aux gémonies. Depuis qu’il avait découvert l’expression dans ses mots croisés quotidiens, il la mettait à toutes les sauces; ce qui faisait bien rire les collègues du bureau.

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Mes publications

Juin 2015. « Eclats de rage ». Recueil de 7 nouvelles noires.

La première nouvelle Echec et maths est en vente toute seule sur : http://amazon.com/dp/B00ZDLO4WG

Recueil en édition numérique : http://amazon.com/dp/B00QXJUEYE

Recueil en version papier (138 pages) : sur http://amazon.fr

Je vous propose aussi mon guide de non fiction, écrit pendant la formation d’auteur à l’Académie Anaël Verdier de Bordeaux.

« Agnès de Cize présente Saint-Jean-Pied-de-Port ». Guide touristique. En édition numérique sur http://amazon.com/dp/B00QYBS3U8 et en édition papier (144 pages) sur Amazon. Découvrez mon autre blog qui complète mon guide : http://saintjeanpieddeport.wordpress.com

Juin 2017. « Ta mort viendra… et elle aura mes yeux ». Recueil de 16 nouvelles noires. (145 pages). En version liseuse et édition papier.