A comme… Agnès

Suite à mon premier Dictionnaire Amoureux, j’ai décidé de vous en écrire un second à compter de janvier 2019 ! Je poursuis l’aventure afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure de polar et de poésie. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

Rassurez-vous, je ne suis pas prise de mégalomanie subite. Je voudrai juste évoquer un nouveau projet qui vous impliquerait.

Le prénom a une valeur essentielle. Il est signe de la personne qui le porte. Quand je me promène, je lis (et parfois, j’achète!) les petits cartes qui tentent d’éclairer les prénoms. Il y a des constantes, même si parfois, elles sont… contradictoires !

Justement, c’est ce qui fait leur sel. Personne n’est ceci ou cela. Chacun est à la fois ceci et cela, en fonction des rencontres, des évènements, des contextes, des temporalités…

Quand je cherche un prénom pour un personnage, je le situe toujours dans un temps donné. Les sites qui répertorient les prénoms et noms par année de naissance et par département sont foison ! Je prends en général les plus représentatifs car je veux ancrer mes histoires dans l’authenticité.

La règle que je me suis donnée est de choisir un prénom que ne porte aucun de mes proches et connaissances, au moment où j’écris mon texte.

Je viens de découvrir comment Lisa Gardner procède pour certains de ses personnages. Elle organise des concours sur son blog. Les gens sont invités à proposer des noms de leurs proches pour nommer la victime ou un personnage secondaire. Les amis des bêtes ont aussi leur concours pour proposer les noms de leurs animaux. Les heureux gagnants tirés au sort apparaissent dans le roman suivant.

Si cette idée vous tente, je vous invite à m’envoyer sur ma boite d’auteure agnes.de.cize@gmail.com (avant le 15 février svp)

  • un prénom ou nom de proche pour être la victime (avec son accord bien sûr!) et/ou
  • un prénom ou nom de proche pour être le criminel (idem!) et/ou
  • un lieu qui a une résonance affective pour vous et/ou
  • un autre élément de votre choix (arme, motivation…etc… libérez votre imaginaire)

A vous de voir, et je vous concocte une nouvelle noire, rien que pour vous.

Si cette idée ne vous tente pas, n’hésitez pas à en parler autour de vous ! Qui sait ? Votre entourage peut adorer la proposition.

Si vous êtes plusieurs lecteurs à jouer le jeu, je pourrais même, avec votre autorisation, constituer un recueil.

J’ai un titre tout trouvé : « C’est vous qui l’avez voulu… » !

 

Y et Z comme… Y’a de la Zenitude dans l’air

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Me voici enfin en congés pour quinze jours. Je pars une semaine en Charente-Maritime au bord de l’océan. C’est ma bulle d’hiver que j’adore. Mer ou campagne, océan ou montagne, tout me va, du moment que je respire en regardant des horizons lointains.

Vous n’allez jamais me croire, je vais au bord d’une falaise qui porte le nom de… Pas de l’Assassin. Je vous jure que je l’ai découvert après coup ! J’emporte mes écrits en cours et mes chaussures de marche. Je me déconnecte complètement. Je garde seulement mon téléphone portable pour les urgences.

Je vous retrouverai à mon retour, avec de nouveaux haïkus quotidiens sur ma page d’auteure et mon profil Facebook.

Sur mon blog de saintjeanpieddeport.blog, je reprendrai l’envoi régulier de photos et de haïkus.

A ce propos, j’aimerai vous solliciter. Seriez-vous d’accord pour m’envoyer vos photos personnelles sur la ville et le Pays Basque ? J’aimerai diversifier mes sources ! Je les mettrais sur mon site, en citant l’auteur de la photo bien sûr, et je l’accompagnerai d’un haïku.

Mon adresse : agnes.de.cize@gmail.com

Sur mon blog d’auteure, agnesdecize.com, aujourd’hui se termine mon dictionnaire. J’ai adoré l’exercice et je me suis bien amusée. J’espère que vous avez pris plaisir à lire mes articles.

J’ai décidé de poursuivre l’aventure. A mon retour de vacances, je débuterai un nouveau dictionnaire.

Je vous envoie mes meilleurs vœux pour 2019 !

W et X comme… Whisky et Xérès

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

L’alcool et la littérature : un vieux compagnonnage. Nombre de grands écrivains étaient de grands buveurs. Alphonse Allais, Fernando Pessoa, Joseph Roth, Francis Carco étaient membres des Hydropathes, club hostile à l’eau. Marguerite Duras devint alcoolique à 43 ans

L’alcool désinhibe mais stimule-t-il la création ? Un essai d’Alexandre Lacroix éclaire le sujet.

Beaucoup d’écrivains ne se posent plus la question tant l’alcool fait partie de leur panoplie. D’ailleurs, il arrive que cesser de boire ou de fumer conduise à ne plus écrire, Cioran après sa dernière cigarette, Blondin après son dernier verre.

C’est à La Havane, dans le bar où a été inventé le célèbre cocktail qu’Ernest Hemingway avait l’habitude de boire ses mojitos. Il a également donné son nom à une variante du mojito : le Hemingway Daïquiri.

J’adore le mojito, principalement en été !

Robert Louis Stevenson, grand écrivain écossais et francophile, se baladait dans les Cévennes avec une bouteille de Brandy. Mais ce qu’il aimait, c’est le whisky tourbé, très tourbé, celui qui a le goût des océans sur lesquels naviguaient ses pirates. Autre amateur de whisky, Dylan Thomas.

Le whisky tourbé est mon apéritif préféré, essentiellement en hiver !

Baudelaire ne cesse de vanter les mérites du vin dans ses poèmes. « Le vin rend l’œil plus clair et l’oreille plus fine ! ». Verlaine et Rimbaud délaissaient volontiers l’absinthe pour le Riesling.

James Joyce détestait le vin rouge, qu’il appelait « la viande ». Il écrivait « à l’électricité », c’est-à-dire au blanc. Son préféré : le fendant, un vin blanc genevois, qu’il prenait après deux ou trois Pernod.

Rouge et blanc sec en priorité pour moi !

Jim Harrison préfère le Bourbon, et le Pouilly-fumé. J’ai eu une période Bourbon, il y a bien longtemps !

En ces temps de fêtes… et toute l’année… champagne bien sûr !

Avec modération !

 

 

Sources : Babelio et le Nouvel Observateur

U et V comme… Urgence Vaine ?

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Dans ma profession d’assistante sociale, nous ne cessons de réfléchir à cette notion d’urgence. Parfois, pour reconnaître qu’il n’y en a pas. Souvent nous nous mettons des pressions pour des réponses qui peuvent s’inscrire dans la durée. Cependant, certaines situations nécessitent une réactivité exigeante !

Les évènements du mois le prouvent. Il y a urgence à répondre à la détresse sociale à la hauteur des désespoirs et des situations. J’espère que nous saurons nous mettre autour d’une table pour co-construire l’avenir.

Dans mon activité d’auteure, je ressens une urgence à écrire mais le contexte professionnel (et mes douleurs aux mains) ne me sont pas favorables actuellement. Alors je me raisonne, tant pis si je n’ai pas tenu mes délais. Principe de réalité ! Vivement janvier, j’espère que ce sera mieux !

Je me trouve des arguments : que vous me lisiez aujourd’hui ou demain, quelle importance ? Mes futures histoires et les personnages de demain tournent dans ma tête, je les retrouverai sans souci quand je voudrai.

Sachez que je vous prépare plusieurs surprises. Puisque j’ai changé tous mes délais !

Mon recueil de haïkus noirs « Eclats de crimes sous la lune » est prêt. Il me reste la couverture à créer. Pour l’instant, ma lune est au point, ma rivière aussi, mais ma branche de cerisier, une fois sur deux seulement, et je rate mes dessins de nénuphars (si j’avais le talent de ma mère, cela se saurait ! au secours maman ! tu me la dessines à Noël ?).

Mon recueil de haïkus blancs « Eclats de haïkus en toute saison » (titre provisoire, il ne me convient pas vraiment) a trois saisons mises en forme, il me reste l’hiver. Et la couverture !

Avec un peu de chance, mon idée est de vous les présenter en Mars, avec l’arrivée du Printemps. J’étudie actuellement les sites d’auto-édition en ligne pour les réfractaires d’Amazon qui pourront ainsi acheter mes ouvrages ailleurs.

Mon recueil de nouvelles noires « Vertiges sur les voies » est en lecture et correction. Plutôt pour Juin prochain. Tutto va bene. J’ai des débuts de commentaires très sympas, des propositions d’amélioration intéressantes. J’attends encore des retours pour améliorer mon ouvrage.

L’écriture de mon premier roman connaît un arrêt momentané. J’en ai écrit la moitié et je crois que j’écrirai la deuxième partie aux beaux jours, ou carrément cet été sur mes vacances !

En attendant, je disparaitrai une semaine, début janvier, au fin fond de la Charente-Maritime, pour retrouver une heureuse solitude, du temps précieux, et ma plume pour de nouvelles surprises !

S comme… Saison

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

Je suis sensible au temps qui passe. Non par nostalgie, non par angoisse. Mais pour la joie de vivre pleinement la minute en cours. Dès lors, le passage des saisons s’inscrit dans ma vigilance à regarder l’instant, y être entièrement, accueillir ce que chacune offre.

Bientôt s’achève l’automne, ma préférée. J’aime sa lumière et ses jeux d’ambre et d’or. Ecouter la nature s’endormir sous les feuilles rousses permet de ralentir à son tour son pas. La respiration est plus légère dans la douceur des températures.

L’hiver me gêne : son manque de lumière, le froid qui mord les joues, être engoncé dans ses vêtements… mais c’est le temps des fêtes et des crêpes, des instants joyeux en famille, du scintillement de la neige sur les monts et les plaines.

Le printemps m’impatiente par sa lenteur à arriver, mais quand il est là, quel plaisir : frémissement des bourgeons et petites feuilles vertes, tulipes et jonquilles, une dynamique dans les veines pour courir vers les beaux jours.

J’adore l’été, j’aime avoir chaud, marcher sur le sable et l’écume, plonger mes mains dans le torrent de montagne, aller danser au bal du village. J’aime les longues soirées à palabrer sur la terrasse ou se taire aussi en regardant les étoiles.

Oui je sais, j’écris des nouvelles qui n’ont rien à voir avec les saisons, qui plongent dans la permanence du désespoir et du crime, l’éternité de la douleur et de la vengeance. C’est un plateau de ma Balance, mon signe astrologique ! Mais l’autre plateau aime la poésie et ses saisons, la légèreté des instants et l’intensité de l’éphémère.

J’écris des haïkus avec la même jubilation que mes nouvelles noires. Polar et poésie pour regarder et écouter le monde, interroger l’énigmatique aventure humaine. Ces deux écritures me sont nécessaires.

D’où mon nouveau projet sur Facebook : un haïku du jour sur le fil d’actualité et un haïku du soir sur ma page d’auteure.

Et n’ayant toujours pas compris les liens entre profil et page, j’espère que vous êtes abonné(e) aux deux pour les recevoir !

T comme… Trouver

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Trouver le temps d’écrire ses histoires et ses haïkus

Rencontrer ses personnages et les suivre

Oublier tout le monde autour de soi

Utiliser des dictionnaires et des documents

Veiller à structurer ses récits et ses recueils

Exprimer des émotions

Retravailler ses écrits

 

Trouver le temps de rencontrer ses lecteurs

Rejoindre leurs goûts et leurs rêves

Organiser ses séances de dédicace

User l’asphalte jusqu’aux salons des livres

Vaincre sa réserve pour leur parler

Eprouver de la joie à les voir

Raconter ses projets en cours

 

Trouver le temps de vivre au présent

Recevoir sa famille

Observer la marche du monde

Utiliser son joker pour poser sa plume

Vaquer à d’autres occupations

Enlacer l’homme de sa vie

Respirer le temps qui passe

 

« Il y a un temps pour tout » écrivait l’Ecclésiaste (Ec 3.1-15) mais il ne nous enseigne pas comment le trouver !

Et vous, vous faites comment ?

T comme… Tourisme

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Si je n’étais pas devenue assistante sociale, j’aurais aimé être guide et mener les voyageurs sur les chemins des territoires. En job d’étudiante, j’ai travaillé à l’Office de Tourisme de Saint-Jean-Pied-de-Port et j’ai adoré l’exercice. D’où l’écriture de mon guide pour découvrir les histoires de la ville et de ses habitants.

Savoir d’où l’on vient pour connaître où aller. L’histoire est un chemin qui d’hier annonce demain. Avec l’impérieuse nécessité pour moi d’être pleinement présente au présent ! Vivre dans l’instant, accueillir les émotions et les images en étant consciente du temps qui passe. C’est éviter ainsi le rapt du passé qui éteint le désir et éviter aussi l’illusion de l’avenir qui aveugle l’horizon.

Je rentre d’un court séjour dans le Périgord noir. Un ciel bleu d’été, une chaleur douce, une lumière magnifique sur les couleurs de l’automne. Des falaises à pic, des pierres de châteaux et des mouvements d’eaux, aux lignes dessinées dès le brouillard enfui.

De la littérature aux coins des rues : La Boétie et Fénelon sont de Sarlat. A Fleurac, fut rassemblée la rançon du colonel Berger, alias André Malraux. Le commissaire Maigret a enquêté à Bergerac. Savinien de Cyrano de Bergerac a inspiré Edmond Rostand. René Char consacre un poème aux grottes de Lascaux. Né au château de Hautefort, Eugène Le Roy s’est inspiré du château de l’Herm, près de Rouffignac, pour écrire Jacquou le Croquant.

Le site espritdepays.com évoque un certain nombre d’auteurs périgourdins (plus ou moins) célèbres.

Au XIIè siècle, les troubadours : Bertran de Born, seigneur de Hautefort, (1140-1215), parle d’amour et de guerre. Girault de Bornelh (1138-1215) est si célèbre que ses contemporains l’appelent « le maître des troubadours« . Arnaut Daniel, né à Ribérac vers 1150, est considéré par Dante comme son modèle et Pétrarque l’appelle « le grand maître d’amour« .

Au XVIè siècle, l’Abbé Pierre de Bourdeille, dit Brantôme, suit la reine de France Marie Stuart dans son exil écossais. Après une chute de cheval, il se retire dans son abbaye et écrit Les vies de dames galantes, chronique érotique et truculente relatant sa vie de courtisan et de soldat, et celle de personnages illustres qu’il a côtoyés.

Né au XIIè siècle, Gautier de Costes de La Calprenède a sombré dans l’oubli sauf son personnage Artaban, et la formule « fier comme Artaban« .

Au XIIIè siècle, Pierre Maine de Biran, né à Bergerac, est philosophe, mathématicien et précurseur de la psychologie moderne.

Au XIXè siècle, Léon Bloy, né à Notre-Dame-de-Sanilhac, fustige la bêtise, la méchanceté, l’argent. Marguerite Eymery publie 70 romans environ, sous les pseudonymes de Jean de Childra et Jean de Chibra. Elle fonde, avec son mari André Valette, le Mercure de France.

George Goursat, dit Sem, est illustrateur, affichiste, caricaturiste et écrivain. Ses 27 albums témoignent de la société de la belle-Epoque et des Années Folles. Journaliste dans les tranchées de la Grande Guerre, il en rapporte trois livres illustrés, témoignages poignants de l’existence des « poilus ».

Le voyage, dans les territoires comme dans les livres, permettent de connaître le monde et de le questionner, de chercher à comprendre comment fonctionne l’être humain en lien avec sa terre et ses ressources. L’écriture interroge et fouille l’art de vivre au monde de chacun.

Mais laissant là toute réflexion, il s’agit aussi de profiter de la caresse d’un rayon de soleil sur une terrasse au-dessus de la Dordogne, les yeux rivés sur la montgolfière qui dérive au-dessus de la vallée, de suivre au loin les courbes de la rivière au milieu des forêts, et entendre les habitants pourfendre un projet de route dénaturant le site.

Poser sa plume pour être dans le monde, c’est bien aussi !

S comme… Slimani Leïla

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’aime les livres qui évoquent l’acte d’écrire.

Prix Goncourt 2016, avec « Chanson douce « , Leïla Slimani a accepté de s’entretenir avec Eric Fottorino. Ce qui donne, « Comment j’écris », paru aux Editions de l’Aube cette année.

Morceaux choisis, parce que je m’y retrouve !

« Lorsque je me mets à ma table de travail, je ne suis plus vraiment moi. Je ne suis plus une femme, je ne suis plus marocaine ou française, je ne suis même plus à Paris ni quelque part, je suis affranchie de tout (…) Quand on s’engage en littérature, on est obligé de s’engager totalement »

« Si les romans ne changent pas le monde, ils modifient substantiellement la vision que l’on en a. Ils la questionnent, l’affinent, ils interrogent ce que l’homme sait du fait d’être (…) j’ai vécu moi-même le fait que la littérature m’a changée, et je suis totalement consciente que si je n’avais pas été la lectrice que je suis, je ne serais pas la personne que je suis »

« On a souvent, en France, une vision de la création littéraire, comme quelque chose de quasi inné, c’est-à-dire on est écrivain dès le berceau ou on ne l’est pas. Il y a sans doute des génies qui sont appelés à n’avoir que ce destin-là, mais je crois qu’il y a beaucoup de gens pour qui il suffit parfois de travail, d’une bonne rencontre, ou de saisir au bon moment l’idée dans laquelle on croit »

« Souvent, ce que les gens ne mesurent pas, et je ne le mesurais pas avant d’écrire, c’est l’état de concentration que demande l’écriture. Je trouve que c’est la chose la plus fascinante quand on en sort, cet état intense et si particulier de concentration. On se rend compte à quel point on y était, à quel point on était dedans, à quel point on était totalement centré, dirigé vers l’écriture »

Sur ce, j’y retourne !

S comme… Septembre

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Parmi mes mois préférés, il est en tête de liste, pas seulement parce que c’est celui de mon anniversaire. Les gondoles de fournitures scolaires, j’adore ! Le petit matin frais qui se réchauffe, j’adore ! L’été s’attarde à mon plus grand plaisir. Je suis une fille du soleil. J’adore aussi, les foires aux vins, le retour des étudiants en ville et des écoliers sur les trottoirs, la campagne qui se couvre d’or et d’ambre…

Mes activités de rentrée sont nombreuses. Côté privé, j’ai des volets à repeindre pour rafraîchir ma maison, le dernier orage de grêle les a bien malmenés. Côté professionnel, je prépare l’arrivée d’une nouvelle collègue au 1er octobre, qui va grandement soulager mon activité d’assistante sociale !

Côté auteure.

J’ai terminé cet été mon troisième recueil de nouvelles noires « Vertiges sur les voies ». Il est désormais entre les mains de mes 6 bêta-lecteurs qui ont bien voulu travailler sur mon texte. Ils ont un rôle essentiel. A force d’être sur ses pages d’écriture, on ne voit plus rien. Ils traquent les fautes d’orthographe, de syntaxe, de concordance des temps… mais aussi veillent à la cohérence de l’intrigue, relèvent les faiblesses de la caractérisation des personnages, donnent des indications d’amélioration… Il me tarde leur retour pour finaliser mon recueil.

Je poursuis l’écriture de mon roman mais ne vous en révèle pas plus pour l’instant. En même temps, je continue mon calendrier de haïkus. Je souhaite être prête, courant novembre, pour vous le proposer comme cadeau de Noël à offrir à vos proches.

Je vous invite aussi à venir me voir sur mes trois prochains salons.

Dimanche 16 septembre, à SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT, en Pays Basque. La Foire aux Livres se tient sous le Marché Couvert de 10h à 18h.

Dimanche 07 octobre, à SAINT-ESTEPHE, dans le Nord-Gironde. Le salon « Lire dans le vignoble » se tient de 10h à 18h.

Dimanche 30 septembre, à CAPTIEUX, dans le Sud-Gironde. Notre premier Salon des Plumes Indépendantes, est au Centre Culturel de 10h à 18h. Si vous n’avez pas encore acquis notre recueil « Il était une plume… », vous l’y trouverez.

Voici le programme :

10h Ouverture du Salon

10h30 Table ronde autour de la liberté d’écriture (30mn)

11h Atelier de création de marque-pages (1h)

13h30 Sieste littéraire (lecture de poèmes) (30mn)

14h15 Conférence de Bookelis (45mn)

15h Atelier jeu « Ecrire une histoire avec Story Pitchers » (1h)

16h Table ronde autour du récit régional (30mn) (auquel je participerai)

17h Lecture théâtralisée (30mn)

18h Fermeture du salon

Tout au long de la journée

– Stands de dédicaces

– Exposition « Délires en noir et blanc » de l’artiste G !

– « Un air de Baudelaire » : arbre à poèmes

– « Arrêt aux pages » : bibliothèque de livres d’auteurs du salon, pour les consulter tranquillement

– « Découvrez votre auteur » : un test organigramme pour découvrir quel auteur du salon est fait pour vous

 

J’espère qu’il vous donne envie de venir nous voir !

 

 

 

 

 

 

R comme… Recherche

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Avant tout commencement d’un projet d’écriture, se poser la question : documentation ou imagination ?

Je suis adepte de la documentation pour étayer mon travail d’auteure. Ayant choisi, dans mon roman en cours d’écriture, un personnage italien que j’envoie à Florence promouvoir les vins de Bordeaux, j’ai choisi de ne pas inventer un nom de restaurant. J’ai pris un des très connus avec une cave prestigieuse, l’Enoteca Pinchiorri.

Cet été, je suis passée devant. Hélas je ne suis pas rentrée, mon salaire ne paierait même pas une minute de l’air respiré ! Mais j’ai imaginé Lucca remonter la rue, entrer dans ce Palais, présenter ses vins, bref sa vie de personnage.

Ludique à souhait, même si tout à coup, j’étais deux dans la rue. Ce sentiment de dédoublement est une sensation parfois bizarre. Mais de passer de ma tête à celle de mes personnages est une expérience plutôt agréable.

Je choisis des lieux réels pour promener mes personnages. Il me semble les suivre plus facilement, les incarner davantage dans une géographie définie. J’aime aussi l’idée de donner à voir ces mêmes lieux à mes lecteurs pour qu’à leur tour, ils s’y promènent.

Je suis en train de réfléchir à cette question, car au Salon du Livre de Captieux organisé par notre Association « Les Plumes Indépendantes », le dimanche 30 septembre, (j’espère que vous viendrez, ne serait-ce que pour me souhaiter mon anniversaire!), je serai sur une table ronde abordant cette thématique du territoire dans son écriture.

Je crois aussi que je ne sais pas inventer à partir de rien tout simplement. Inscrire mon écriture dans le réel me convient mieux.

Pour mon recueil de nouvelles sur la thématique du train et de la guerre, j’ai beaucoup lu d’articles sur le net. Ils donnaient à voir et comprendre une époque. Ce travail de recherche enrichit sa créativité. Il permet aussi d’éviter les erreurs et les anachronismes, par exemple, placer les kommandantur au bon endroit et les plasticages de trains dans les bonnes villes.

Cela dit, le vraisemblable est toujours possible. Inutile d’être un ayatollah de la réalité. C’est comme tout, de la modération !

Si la recherche prend le pas sur la structure, le risque est de noyer les lecteurs sous un amas de détails, d’oublier son intrigue en cours de route et de perdre ses personnages.

Le risque est de dire et de ne plus montrer, de bavasser et de ne plus éprouver. L’objectif est que la recherche soit au service de l’histoire et des personnages.

L’émotion doit être première !