S comme… Saison

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

Je suis sensible au temps qui passe. Non par nostalgie, non par angoisse. Mais pour la joie de vivre pleinement la minute en cours. Dès lors, le passage des saisons s’inscrit dans ma vigilance à regarder l’instant, y être entièrement, accueillir ce que chacune offre.

Bientôt s’achève l’automne, ma préférée. J’aime sa lumière et ses jeux d’ambre et d’or. Ecouter la nature s’endormir sous les feuilles rousses permet de ralentir à son tour son pas. La respiration est plus légère dans la douceur des températures.

L’hiver me gêne : son manque de lumière, le froid qui mord les joues, être engoncé dans ses vêtements… mais c’est le temps des fêtes et des crêpes, des instants joyeux en famille, du scintillement de la neige sur les monts et les plaines.

Le printemps m’impatiente par sa lenteur à arriver, mais quand il est là, quel plaisir : frémissement des bourgeons et petites feuilles vertes, tulipes et jonquilles, une dynamique dans les veines pour courir vers les beaux jours.

J’adore l’été, j’aime avoir chaud, marcher sur le sable et l’écume, plonger mes mains dans le torrent de montagne, aller danser au bal du village. J’aime les longues soirées à palabrer sur la terrasse ou se taire aussi en regardant les étoiles.

Oui je sais, j’écris des nouvelles qui n’ont rien à voir avec les saisons, qui plongent dans la permanence du désespoir et du crime, l’éternité de la douleur et de la vengeance. C’est un plateau de ma Balance, mon signe astrologique ! Mais l’autre plateau aime la poésie et ses saisons, la légèreté des instants et l’intensité de l’éphémère.

J’écris des haïkus avec la même jubilation que mes nouvelles noires. Polar et poésie pour regarder et écouter le monde, interroger l’énigmatique aventure humaine. Ces deux écritures me sont nécessaires.

D’où mon nouveau projet sur Facebook : un haïku du jour sur le fil d’actualité et un haïku du soir sur ma page d’auteure.

Et n’ayant toujours pas compris les liens entre profil et page, j’espère que vous êtes abonné(e) aux deux pour les recevoir !

T comme… Trouver

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Trouver le temps d’écrire ses histoires et ses haïkus

Rencontrer ses personnages et les suivre

Oublier tout le monde autour de soi

Utiliser des dictionnaires et des documents

Veiller à structurer ses récits et ses recueils

Exprimer des émotions

Retravailler ses écrits

 

Trouver le temps de rencontrer ses lecteurs

Rejoindre leurs goûts et leurs rêves

Organiser ses séances de dédicace

User l’asphalte jusqu’aux salons des livres

Vaincre sa réserve pour leur parler

Eprouver de la joie à les voir

Raconter ses projets en cours

 

Trouver le temps de vivre au présent

Recevoir sa famille

Observer la marche du monde

Utiliser son joker pour poser sa plume

Vaquer à d’autres occupations

Enlacer l’homme de sa vie

Respirer le temps qui passe

 

« Il y a un temps pour tout » écrivait l’Ecclésiaste (Ec 3.1-15) mais il ne nous enseigne pas comment le trouver !

Et vous, vous faites comment ?

T comme… Tourisme

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Si je n’étais pas devenue assistante sociale, j’aurais aimé être guide et mener les voyageurs sur les chemins des territoires. En job d’étudiante, j’ai travaillé à l’Office de Tourisme de Saint-Jean-Pied-de-Port et j’ai adoré l’exercice. D’où l’écriture de mon guide pour découvrir les histoires de la ville et de ses habitants.

Savoir d’où l’on vient pour connaître où aller. L’histoire est un chemin qui d’hier annonce demain. Avec l’impérieuse nécessité pour moi d’être pleinement présente au présent ! Vivre dans l’instant, accueillir les émotions et les images en étant consciente du temps qui passe. C’est éviter ainsi le rapt du passé qui éteint le désir et éviter aussi l’illusion de l’avenir qui aveugle l’horizon.

Je rentre d’un court séjour dans le Périgord noir. Un ciel bleu d’été, une chaleur douce, une lumière magnifique sur les couleurs de l’automne. Des falaises à pic, des pierres de châteaux et des mouvements d’eaux, aux lignes dessinées dès le brouillard enfui.

De la littérature aux coins des rues : La Boétie et Fénelon sont de Sarlat. A Fleurac, fut rassemblée la rançon du colonel Berger, alias André Malraux. Le commissaire Maigret a enquêté à Bergerac. Savinien de Cyrano de Bergerac a inspiré Edmond Rostand. René Char consacre un poème aux grottes de Lascaux. Né au château de Hautefort, Eugène Le Roy s’est inspiré du château de l’Herm, près de Rouffignac, pour écrire Jacquou le Croquant.

Le site espritdepays.com évoque un certain nombre d’auteurs périgourdins (plus ou moins) célèbres.

Au XIIè siècle, les troubadours : Bertran de Born, seigneur de Hautefort, (1140-1215), parle d’amour et de guerre. Girault de Bornelh (1138-1215) est si célèbre que ses contemporains l’appelent « le maître des troubadours« . Arnaut Daniel, né à Ribérac vers 1150, est considéré par Dante comme son modèle et Pétrarque l’appelle « le grand maître d’amour« .

Au XVIè siècle, l’Abbé Pierre de Bourdeille, dit Brantôme, suit la reine de France Marie Stuart dans son exil écossais. Après une chute de cheval, il se retire dans son abbaye et écrit Les vies de dames galantes, chronique érotique et truculente relatant sa vie de courtisan et de soldat, et celle de personnages illustres qu’il a côtoyés.

Né au XIIè siècle, Gautier de Costes de La Calprenède a sombré dans l’oubli sauf son personnage Artaban, et la formule « fier comme Artaban« .

Au XIIIè siècle, Pierre Maine de Biran, né à Bergerac, est philosophe, mathématicien et précurseur de la psychologie moderne.

Au XIXè siècle, Léon Bloy, né à Notre-Dame-de-Sanilhac, fustige la bêtise, la méchanceté, l’argent. Marguerite Eymery publie 70 romans environ, sous les pseudonymes de Jean de Childra et Jean de Chibra. Elle fonde, avec son mari André Valette, le Mercure de France.

George Goursat, dit Sem, est illustrateur, affichiste, caricaturiste et écrivain. Ses 27 albums témoignent de la société de la belle-Epoque et des Années Folles. Journaliste dans les tranchées de la Grande Guerre, il en rapporte trois livres illustrés, témoignages poignants de l’existence des « poilus ».

Le voyage, dans les territoires comme dans les livres, permettent de connaître le monde et de le questionner, de chercher à comprendre comment fonctionne l’être humain en lien avec sa terre et ses ressources. L’écriture interroge et fouille l’art de vivre au monde de chacun.

Mais laissant là toute réflexion, il s’agit aussi de profiter de la caresse d’un rayon de soleil sur une terrasse au-dessus de la Dordogne, les yeux rivés sur la montgolfière qui dérive au-dessus de la vallée, de suivre au loin les courbes de la rivière au milieu des forêts, et entendre les habitants pourfendre un projet de route dénaturant le site.

Poser sa plume pour être dans le monde, c’est bien aussi !

S comme… Slimani Leïla

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

J’aime les livres qui évoquent l’acte d’écrire.

Prix Goncourt 2016, avec « Chanson douce « , Leïla Slimani a accepté de s’entretenir avec Eric Fottorino. Ce qui donne, « Comment j’écris », paru aux Editions de l’Aube cette année.

Morceaux choisis, parce que je m’y retrouve !

« Lorsque je me mets à ma table de travail, je ne suis plus vraiment moi. Je ne suis plus une femme, je ne suis plus marocaine ou française, je ne suis même plus à Paris ni quelque part, je suis affranchie de tout (…) Quand on s’engage en littérature, on est obligé de s’engager totalement »

« Si les romans ne changent pas le monde, ils modifient substantiellement la vision que l’on en a. Ils la questionnent, l’affinent, ils interrogent ce que l’homme sait du fait d’être (…) j’ai vécu moi-même le fait que la littérature m’a changée, et je suis totalement consciente que si je n’avais pas été la lectrice que je suis, je ne serais pas la personne que je suis »

« On a souvent, en France, une vision de la création littéraire, comme quelque chose de quasi inné, c’est-à-dire on est écrivain dès le berceau ou on ne l’est pas. Il y a sans doute des génies qui sont appelés à n’avoir que ce destin-là, mais je crois qu’il y a beaucoup de gens pour qui il suffit parfois de travail, d’une bonne rencontre, ou de saisir au bon moment l’idée dans laquelle on croit »

« Souvent, ce que les gens ne mesurent pas, et je ne le mesurais pas avant d’écrire, c’est l’état de concentration que demande l’écriture. Je trouve que c’est la chose la plus fascinante quand on en sort, cet état intense et si particulier de concentration. On se rend compte à quel point on y était, à quel point on était dedans, à quel point on était totalement centré, dirigé vers l’écriture »

Sur ce, j’y retourne !

S comme… Septembre

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Parmi mes mois préférés, il est en tête de liste, pas seulement parce que c’est celui de mon anniversaire. Les gondoles de fournitures scolaires, j’adore ! Le petit matin frais qui se réchauffe, j’adore ! L’été s’attarde à mon plus grand plaisir. Je suis une fille du soleil. J’adore aussi, les foires aux vins, le retour des étudiants en ville et des écoliers sur les trottoirs, la campagne qui se couvre d’or et d’ambre…

Mes activités de rentrée sont nombreuses. Côté privé, j’ai des volets à repeindre pour rafraîchir ma maison, le dernier orage de grêle les a bien malmenés. Côté professionnel, je prépare l’arrivée d’une nouvelle collègue au 1er octobre, qui va grandement soulager mon activité d’assistante sociale !

Côté auteure.

J’ai terminé cet été mon troisième recueil de nouvelles noires « Vertiges sur les voies ». Il est désormais entre les mains de mes 6 bêta-lecteurs qui ont bien voulu travailler sur mon texte. Ils ont un rôle essentiel. A force d’être sur ses pages d’écriture, on ne voit plus rien. Ils traquent les fautes d’orthographe, de syntaxe, de concordance des temps… mais aussi veillent à la cohérence de l’intrigue, relèvent les faiblesses de la caractérisation des personnages, donnent des indications d’amélioration… Il me tarde leur retour pour finaliser mon recueil.

Je poursuis l’écriture de mon roman mais ne vous en révèle pas plus pour l’instant. En même temps, je continue mon calendrier de haïkus. Je souhaite être prête, courant novembre, pour vous le proposer comme cadeau de Noël à offrir à vos proches.

Je vous invite aussi à venir me voir sur mes trois prochains salons.

Dimanche 16 septembre, à SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT, en Pays Basque. La Foire aux Livres se tient sous le Marché Couvert de 10h à 18h.

Dimanche 07 octobre, à SAINT-ESTEPHE, dans le Nord-Gironde. Le salon « Lire dans le vignoble » se tient de 10h à 18h.

Dimanche 30 septembre, à CAPTIEUX, dans le Sud-Gironde. Notre premier Salon des Plumes Indépendantes, est au Centre Culturel de 10h à 18h. Si vous n’avez pas encore acquis notre recueil « Il était une plume… », vous l’y trouverez.

Voici le programme :

10h Ouverture du Salon

10h30 Table ronde autour de la liberté d’écriture (30mn)

11h Atelier de création de marque-pages (1h)

13h30 Sieste littéraire (lecture de poèmes) (30mn)

14h15 Conférence de Bookelis (45mn)

15h Atelier jeu « Ecrire une histoire avec Story Pitchers » (1h)

16h Table ronde autour du récit régional (30mn) (auquel je participerai)

17h Lecture théâtralisée (30mn)

18h Fermeture du salon

Tout au long de la journée

– Stands de dédicaces

– Exposition « Délires en noir et blanc » de l’artiste G !

– « Un air de Baudelaire » : arbre à poèmes

– « Arrêt aux pages » : bibliothèque de livres d’auteurs du salon, pour les consulter tranquillement

– « Découvrez votre auteur » : un test organigramme pour découvrir quel auteur du salon est fait pour vous

 

J’espère qu’il vous donne envie de venir nous voir !

 

 

 

 

 

 

R comme… Recherche

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Avant tout commencement d’un projet d’écriture, se poser la question : documentation ou imagination ?

Je suis adepte de la documentation pour étayer mon travail d’auteure. Ayant choisi, dans mon roman en cours d’écriture, un personnage italien que j’envoie à Florence promouvoir les vins de Bordeaux, j’ai choisi de ne pas inventer un nom de restaurant. J’ai pris un des très connus avec une cave prestigieuse, l’Enoteca Pinchiorri.

Cet été, je suis passée devant. Hélas je ne suis pas rentrée, mon salaire ne paierait même pas une minute de l’air respiré ! Mais j’ai imaginé Lucca remonter la rue, entrer dans ce Palais, présenter ses vins, bref sa vie de personnage.

Ludique à souhait, même si tout à coup, j’étais deux dans la rue. Ce sentiment de dédoublement est une sensation parfois bizarre. Mais de passer de ma tête à celle de mes personnages est une expérience plutôt agréable.

Je choisis des lieux réels pour promener mes personnages. Il me semble les suivre plus facilement, les incarner davantage dans une géographie définie. J’aime aussi l’idée de donner à voir ces mêmes lieux à mes lecteurs pour qu’à leur tour, ils s’y promènent.

Je suis en train de réfléchir à cette question, car au Salon du Livre de Captieux organisé par notre Association « Les Plumes Indépendantes », le dimanche 30 septembre, (j’espère que vous viendrez, ne serait-ce que pour me souhaiter mon anniversaire!), je serai sur une table ronde abordant cette thématique du territoire dans son écriture.

Je crois aussi que je ne sais pas inventer à partir de rien tout simplement. Inscrire mon écriture dans le réel me convient mieux.

Pour mon recueil de nouvelles sur la thématique du train et de la guerre, j’ai beaucoup lu d’articles sur le net. Ils donnaient à voir et comprendre une époque. Ce travail de recherche enrichit sa créativité. Il permet aussi d’éviter les erreurs et les anachronismes, par exemple, placer les kommandantur au bon endroit et les plasticages de trains dans les bonnes villes.

Cela dit, le vraisemblable est toujours possible. Inutile d’être un ayatollah de la réalité. C’est comme tout, de la modération !

Si la recherche prend le pas sur la structure, le risque est de noyer les lecteurs sous un amas de détails, d’oublier son intrigue en cours de route et de perdre ses personnages.

Le risque est de dire et de ne plus montrer, de bavasser et de ne plus éprouver. L’objectif est que la recherche soit au service de l’histoire et des personnages.

L’émotion doit être première !

 

 

 

 

R comme… Recueil de nouvelles

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

« Il était une plume… » est un recueil de nouvelles à découvrir dès maintenant, écrit par des auteurs réunis au sein de l’Association des Plumes Indépendantes, créée en novembre 2017 par Erika Boyer et Loli Artésia. J’ai rejoint le groupe en février dernier. Nous sommes à ce jour 22 auteurs de tout genre littéraire, et nous grandissons !

L’Association a « pour objet de réunir, soutenir et promouvoir les auteur indépendants et les activités y afférant (correction, illustration, graphisme…) du Sud-Ouest et d’ailleurs, ainsi que leur production littéraire et artistique, par la mise en place d’évènements à caractère culturel afin de sensibiliser un large public à la littérature indépendante« .

Sorti le 16 août 2018, notre recueil de nouvelles porte sur le symbole de la plume et le site de l’Association le présente ainsi : « La plume et ses multiples facettes… Couverture de l’oiseau, outil de l’écrivain, symbole de la légèreté. Pour chacun, elle a une évocation particulière. Toujours, elle nous fascine. Souvent, elle nous échappe.

Quatorze auteurs indépendants ont pris le pari de la prendre pour totem et de lui rendre hommage à travers ce recueil singulier, aux multiples voix.

Laissez-vous happer par ce déluge de plumes, entrouvrez le temps d’une lecture la porte qui mène à leur monde« .

Le recueil est disponible sur Amazon aux formats broché et ebook.

Ont participé : Loli Artésia, Erika Boyer, G!, Attila Valpinson, Flore Avelin, Chris Red, Antoine Delouhans, Hilda Alonso, Pierre Thiry, Tia Wolff, Lou B Simone, Frany Jane Cavalier, Audrey Martinez, et…moi.

Sur le site, Les Plumes Indépendantes découvrez les auteurs et leurs ouvrages ! Abonnez-vous sur Facebook, découvrez les blogs des auteurs. Il y en a pour tous les goûts !

Actuellement, Les Plumes Indépendantes préparent leur Premier Salon à Captieux, dans le Sud-Gironde.

Il aura lieu le dimanche 30 septembre de 10h à 18h au Centre Culturel. Des surprises vous y attendent !

Venez nombreux !

 

Q comme… Quintilien

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Quintilien, (en latin Marcus Fabius Quintilianus) est un rhéteur et pédagogue latin du 1er siècle apr. J.-C. Il est l’auteur d’un important manuel de rhétorique, Institution oratoire, dont l’influence se prolongea pendant des siècles.

Il est né près de l’actuelle Logroño, dans la province romaine de Tarraconaise en Espagne. Il exerce comme avocat à Rome, revient chez lui comme professeur d’éloquence et avocat. Il regagne Rome après l’assassinat de Néron.

Lorsque Vespasien accède au pouvoir en l’an 69, il décide de promouvoir un enseignement public et son choix se porte sur Quintilien. Il est le premier professeur officiellement rémunéré par l’administration romaine. Son école de rhétorique devient célèbre, il a comme élève Pline le Jeune, peut-être même Tacite.

Je vous devine froncer les sourcils ! Mais que vient faire Quintilien sur un blog d’auteure de littérature noire ?

Un vers célèbre lui est attribué : « Quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando = Qui, quoi, où, avec quels moyens, pourquoi, comment, quand ?

Vous me voyez venir ?

Ce principe renferme, ce qu’on appelle en rhétorique, les circonstances d’une situation : la personne, le fait, le lieu, les moyens, les motifs, la manière et le temps. Il peut s’appliquer dans des domaines extrêmement variés. C’est une méthode empirique de questionnement. Sa simplicité, son caractère logique et systématique permet de structurer aisément la restitution des résultats d’une analyse.

Je l’ai utilisé en formation pour aider mes élèves assistants de service social à construire leur intervention collective auprès des usagers du service social. C’est un élément indispensable dans toute méthodologie de projet pour être sûr de n’oublier aucune étape. Nous l’utilisons aussi en matière de résolution de problème.

Le journalisme utilise le même principe. En anglais, il se traduit en Five W’s = cinq W, pour who, what, where, when, why. Ce qui permet un découpage de l’information par priorité. Les cinq W sont assimilés aux règles fondamentales du reportage, à partir du XXème siècle, pour mettre ainsi en évidence un style journalistique différent du style littéraire, à une époque où la professionnalisation des journalistes s’accentue.

Boèce, philosophe et homme politique latin au 1er siècle apr. J.-C., introduit l’usage des circonstances dans l’instruction criminelle : qui est le coupable ? quel est le crime ? où a t’il été commis ? par quels moyens et avec quels complices ? de quelle manière ? à quel moment ?

Vous voyez où je veux en venir ! Pour écrire mes histoires, j’utilise le même principe !

 

 

Q comme… Quiétude

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

C’est mon état d’esprit actuel ! Je viens de vivre trois semaines de faux farniente sous les acacias et les cyprès italiens et je vous retrouve avec plaisir.

Farniente parce que j’étais en vacances. Le vrai nonchaloir consiste à décider activement de… se reposer. Il n’a rien avoir avec la paresse et l’oisiveté. Mot d’ancien français que j’adore, c’est un verbe dynamique pour ceux qui enfin lâchent prise en congés.

Vivre au fil de l’eau, prendre des décisions de l’instant, ne plus se préoccuper d’hier et de demain est une joie infinie. Ce qui défatigue vraiment, c’est ne plus « s’en faire », refouler les soucis familiaux, professionnels, sociaux…

La seule question, en vacances, est le choix de la grillade ou du fruit du soir. La deuxième question est le choix de l’activité du jour, plage, repos ou visite. Et il n’y a pas d’autres questions ! Dommage de ne pas avoir un temps d’hiver sur le même principe !

Faux farniente parce que j’ai écrit tous les jours ou presque. Le plaisir d’écrire un roman est différent de celui d’écrire un recueil de nouvelles.

Les personnages sont en vous tout le temps, ils vous « parlent », vous suggèrent de rajouter telle ou telle scène, parce que la cohérence de l’histoire le réclame. J’ai construit un plan mais je choisis de faire le synopsis buissonnier !

C’est plus fécond ainsi, je ne suis pas enfermée ( vous pensez bien que l’enfermement, ça me parle, donc impossible ! ). Je m’autorise des rajouts ou des enlèvements de scènes, j’ai laissé surgir un nouveau personnage, j’en ai mélangé deux en une…etc…

Me voici arrivée tout doucement à la moitié de mon roman. Depuis que je suis rentrée, je poursuis mon temps d’écriture quotidienne. En même temps, je n’oublie pas que je vous ai promis un 365 jours de haïkus, et j’en écris tous les jours.

Etre sur deux projets d’écriture à la fois, j’aime beaucoup !

 

P comme… Possible

A partir des 26 lettres de l’alphabet, à compter de février 2017, j’ai décidé de vous écrire mon Dictionnaire Amoureux afin de vous inviter à découvrir mon univers et mon identité d’auteure. J’évoquerai ma relation à l’écriture et à la lecture, partagerai mes doutes et mes joies, mes questions et mes convictions, vous informerai de mon actualité…

 

Depuis toujours, je me disais que j’écrirai un jour « pour de vrai ». Et un jour, c’est devenu possible.

J’y suis. Depuis peu, c’est devenu une vraie décision.

Bien sûr, il a fallu une première étape : me sentir légitime. Mais au fond pourquoi douter ? Chacun a sa vision du monde, pourquoi ne pas la partager ? J’ai la chance d’exercer un métier formidable (assistante sociale), dans un milieu particulier (la Justice). Chaque expérience est unique, chaque parole est singulière, tout un chacun a droit de les faire connaître. Ensuite, qui m’aime me suive. Il ne s’agit pas de conquérir tous les lecteurs mais de toucher les siens.

Une deuxième étape : me donner à lire. Les concours de nouvelles qui priment régulièrement mes textes sont un atout magnifique. C’est un encouragement permanent. Mes lecteurs existent ! Je peux poursuivre, ils m’attendent quelque part. Certains sont venus à mes dédicaces, je les ai vus ! Ils me lisent et me soutiennent par leurs commentaires. Mes histoires sont noires, elles interrogent l’indicible et l’incompréhensible du crime, mais elles parviennent à toucher.

Une troisième étape : prioriser l’écriture. Je viens de terminer mon long cycle de formatrice à l’Institut Régional du Travail Social. Une expérience que j’ai adorée. Mais je veux plus de temps pour moi. Une autre bonne nouvelle est l’arrivée d’une collègue en octobre. Comme j’avais la « médaille d’or » du secteur Justice le plus chargé de France, je vais enfin avoir moins d’effectifs. Car je ne sais toujours pas ce que c’est une semaine de travail de 35h. Je devrais être moins fatiguée, donc plus créative !

Une quatrième étape : changer de format d’écriture. J’ai écrit des recueils de nouvelles, comme si s’attaquer directement au roman était un impossible. Il me fallait cette étape d’expérience et de formation, avoir du recul sur mon écriture avant de faire le grand saut. Ca y est. J’écris tous les jours ma nouvelle histoire et espère terminer le premier jet pour fin août.

Une cinquième étape : tenter d’autres genres littéraires. J’aime la poésie, particulièrement les haïkus. Je travaille actuellement avec une photographe sur un projet d’album photos/haïkus du Bassin d’Arcachon. Je vous tiendrai au courant. J’ai aussi décidé d’écrire un 365 jours. J’adore ce format qui sort à Noël, photos, maximes… Le mien aura 365 haïkus pour dire la vie, l’amour, la nature, les mille et une observations du quotidien, loin du crime et ses noirceurs.

Une sixième étape : peut-être, sûrement, l’important est d’être en chemin !